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MSF met en cause la coalition saoudienne dans des enquêtes internes

Les bombardements ont été réguliers sur Taëz (archives).

KEYSTONE/AP/ABDULNASSER ALSEDDIK

(sda-ats)

MSF met directement en cause la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen dans deux bombardements qui ont fait des victimes parmi son personnel. L'ONG a publié mardi à Genève deux enquêtes internes.

Dans le premier incident, un raid avait touché début décembre la "proximité directe" d'une clinique de l'organisation à Taëz. Neuf personnes avaient été blessées, dont deux membres de Médecins sans frontières (MSF). Parmi elles, une qui était présente près de la clinique avait succombé le lendemain.

Le site, une tente où l'ONG était clairement identifiée, se trouvait à 22 mètres de l'impact. Il venait de fermer pour la journée au moment du raid.

Discussion avec la coalition

L'analyse des communications entre l'ONG et la coalition montre que MSF est entrée en contact à huit reprises le jour du raid avec les Saoudiens par mail, téléphone ou fax. Lors du dernier contact, une heure avant le bombardement, la coalition lui demande de lui donner à nouveau les coordonnées GPS de l'hôpital et de la clinique qu'elle gère.

A deux reprises, elle rassure l'organisation sur le fait que les bombardements ne se rapprocheront pas de ces deux sites. Depuis, MSF reste active à Taëz où elle a notamment aidé plus de 10'000 blessés depuis juillet 2015, dont près de 1000 en août dernier.

Dans l'autre incident en août à Abs, un raid contre un hôpital a tué 19 personnes, dont un membre de MSF, et blessé plus de 20 personnes. Au moment de l'attaque, plus de 70 patients étaient admis dans cet établissement. L'impact a eu lieu sur un véhicule civil qui était sur le site quelques minutes auparavant.

"Attaque injustifiée"

MSF conclut à une "attaque injustifiée" et "illégitime" par la coalition qui a reconnu sa responsabilité par téléphone quelques minutes après le raid. Les Saoudiens ont indiqué avoir ciblé le véhicule.

L'hôpital fonctionnait pleinement et sa protection par le droit international humanitaire (DIH) ne devait pas être remise en cause. Il était identifié et sa neutralité n'avait pas été compromise. Plus de 12'000 patients ont été pris en charge dans ce site de juillet 2015 à juillet dernier.

Ces rapports ont été dévoilés par l'ONG à quelques jours du premier anniversaire lundi du bombardement américain qui a fait 42 tués à l'hôpital de Kunduz, en Afghanistan. Le président américain Barack Obama avait présenté ses excuses, mais les Etats-Unis avaient rejeté toute accusation de crime de guerre.

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