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Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication a estimé mercredi "qu'il n'est pas justifié actuellement de retirer l'autorisation d'exploitation à la centrale de Mühleberg". Le DETEC statuait sur deux requêtes émanant de riverains de la centrale bernoise.

Il n'existe aucun motif suffisant pour procéder à un nouvel examen de l'autorisation d'exploitation existante, indique le département. Pour ces raisons, le DETEC "n'entre pas en matière sur une telle demande de riverains de la centrale (...) et en rejette une autre."

Les requêtes ont été déposées après Fukushima, soit en mars et en juillet dernier. La première exigeait le retrait de l'autorisation d'exploitation de la centrale nucléaire. La seconde demandait que le DETEC détermine la procédure applicable concernant les mesures de modernisation annoncées par BKW FMB Energie SA afin d'assurer le refroidissement de la centrale par les eaux de l'Aar.

"Après un examen approfondi de ces requêtes", le DETEC a décidé de ne pas entrer en matière sur la première demande. Un réexamen de l'autorisation d'exploitation n'est indiqué que lorsque des raisons suffisantes sont présentées, ce qui n'est pas le cas, écrit-il.

La seconde demande est rejetée, car le DETEC constate que les mesures de modernisation annoncées par les FMB sont des modifications considérées comme "non importantes", ne nécessitant pas d'autorisation de la part du DETEC.

Audience publique

Ce dernier avait annoncé lundi la tenue le 13 décembre prochain à Berne d'une audience publique sur une autre plainte d'anti-nucléaires contre l'autorisation d'exploitation illimitée accordée fin 2009 à la centrale bernoise. Une centaine de riverains et un groupe local de protection de l'environnement étaient à l'origine de ce recours, déposé avant Fukushima par le même avocat que les deux nouvelles requêtes de 2011.

Le TAF ne prendra toutefois pas de décision lors de l'audience du 13 décembre. Il lira simplement les faits, qui seront ensuite discutés publiquement. Les juges prononceront le verdict début 2012.

ATS