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Sous le slogan "Multinationales en laisse", les représentants d'une cinquantaine d'ONG ont manifesté mercredi à Davos en marge du WEF. Ils exigent des mesures pour que les entreprises helvétiques respectent les droits humains et les standards environnementaux dans le monde.

Une quarantaine de manifestants ont ainsi parcouru par petits groupes les rues de Davos avec des laisses semi-rigides, promenant des chiens imaginaires appelés "Nestlé", "Axpo" ou "Glenclore", devant des passants visiblement amusés. Ils ont ensuite rejoint la place de la mairie pour un rassemblement sous la bannière de l'alliance "Droits sans frontières".

Pesticides et radioactivité

"Droits sans frontières" pointe notamment du doigt le groupe agrochimique bâlois Syngenta. Ce dernier "engrange des profits dans les pays du Sud avec des pesticides interdits en Europe et met en danger la santé des populations paysannes. Ce n'est tout simplement pas acceptable que des personnes meurent à cause de cela", a de son côté déclaré le porte-parole de Swissaid Lorenz Kummer.

Les manifestants ont également dénoncé l'entreprise zougoise de matières premières Glencore qui, selon eux, a pollué des cours d'eau en République démocratique du Congo ainsi que la société argovienne d'électricité Axpo, qui se procure de l'uranium en Russie dans une usine de retraitement responsable d'une pollution radioactive.

Porter plainte en Suisse

Les manifestants, qui ont lancé une pétition, exhortent le Conseil fédéral et le Parlement à mettre en place des bases légales qui non seulement contraignent ces multinationales à respecter les droits fondamentaux, mais qui permettent également aux personnes lésées de déposer plainte en Suisse.

Dans les faits, "cette démarche est peut-être peu aisée dans certains pays du Sud mais, avec l'aide d'ONG, les victimes peuvent obtenir gain de cause. De plus, l'effet dissuasif est important", a relevé Laurent Meienberg de la Déclaration de Berne.

ATS