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Rupert Murdoch a présenté dimanche le dernier né de son empire de presse, le "Sun on Sunday", un nouveau tabloïde censé remplacer le "News of the World" fermé cet été pour cause de scandale. Mais la bataille s'annonce rude pour reconquérir les lecteurs perdus.

Le magnat des médias a fait le pari d'annoncer la sortie de cette version dominicale du "Sun" une semaine seulement avant son lancement, alors qu'une nouvelle crise secouait son groupe avec l'arrestation de plusieurs journalistes du "Sun" et que certains ne donnaient pas cher de l'avenir du journal.

Guerre des prix

A 80 ans, il a aussi lancé l'offensive sur le front des prix, en annonçant que le nouveau tabloïde serait vendu 0,50 livre (0,71 franc), soit moitié moins que ses concurrents, et moitié moins que le défunt "News of the World" (NotW).

Rupert Murdoch n'en est pas à son coup d'essai. Il a imposé une implacable guerre des prix à ses concurrents, à la fin des années 90.

"Et encore une bonne nouvelle pour le "Sun": nous affichons complet en matière de publicité", a-t-il lancé joyeusement sur Twitter. L'homme d'affaires compte dépasser les 2 millions d'exemplaires vendus, contre les 2,6 millions en moyenne pour le "NotW". "Je serais très heureux avec nettement plus de 2 millions" de copies vendues, a-t-il écrit sur Twitter.

Chute des ventes

Malgré ces accents de triomphe, la partie ne sera pas aisée: les ventes de dominicaux ont piqué du nez depuis la fermeture du "NotW", emporté en juillet par une affaire d'écoutes. Son successeur va devoir faire son trou dans un marché très disputé.

La moitié des lecteurs du "NotW", un des joyaux de l'empire Murdoch spécialisé dans les histoires à sensation, ont adopté d'autres journaux, et 1,3 million se sont tout simplement évaporés.

Les tabloïdes du dimanche ont vu leurs ventes passer de 7 millions en juin 2011 à 5,7 millions en janvier dernier. Les dominicaux dans leur ensemble ont aussi accusé un trou d'air à la fin de l'année dernière.

ATS