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Le Musée de la photographie à Lausanne n'organisera pas "Le Lacoste Elysée Prize 2011" parce que le sponsor a décidé "d'exclure Larissa Sansour" du concours. La société française conteste de son côté toute motivation politique à cette décision à propos de la Palestinienne.

Dans un communiqué, le Musée de l'Elysée rappelle que huit candidats avaient été sélectionnés pour participer au concours doté d'un prix de 25'000 euros et consistant à produire trois photographies sur le thème "La joie de vivre". "La volonté du partenaire privé d'exclure Larissa Sansour (...) est à l'origine de la décision" d'interrompre l'événement introduit l'an dernier.

Pas des raisons politiques

Dans son communiqué diffusé mercredi en fin de journée, le musée ne donne aucune explication sur la motivation de Lacoste. La société française a réagi plus tard en dénonçant "les fausses allégations" répandues sur cette affaire. "Lacoste n'a jamais eu l'intention d'exclure un travail pour des raisons politiques".

Après avoir reçu les travaux, Lacoste et le Musée de l'Elysée ont estimé que les images ne reflétaient pas le thème de "La joie de vivre", une situation qui s'était déjà produite avec d'autres candidats à des stades précédents de la sélection, indique le communiqué de l'entreprise.

"Trop pro-palestinien"

Après entente avec le musée, la décision a été communiquée à Larissa Sansour, accompagnée d'une offre de présenter ses oeuvres dans un autre forum. Pour éviter tout malentendu et visiblement fâché de la tournure des événements, Lacoste a décidé d'annuler toute participation à ce concours ainsi que son soutien à l'"Elysée Prize".

Dans son communiqué, Larissa Sansour affirme que Lacoste a refusé de soutenir son projet "Nation Estate" parce que jugé "trop pro-palestinien", une attitude qui la "choque et l'attriste". Elle ajoute que "le préjudice et la censure de Lacoste posent la question de l'implication de sociétés privées dans l'art. C'est très préoccupant".

ATS