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La SUISA veut connaître précisément le menu musical des discothèques. La coopérative des auteurs et éditeurs de musique a placé des boîtiers enregistreurs dans près de 40 établissements. Le but n'est pas d'augmenter les tarifs, mais de mieux redistribuer les droits perçus.

"Nous sommes en phase d'installation", a expliqué Vincent Salvadé, directeur général adjoint de la SUISA. Confirmant une information diffusée lundi par la Radio suisse romande, il a précisé que d'ici quelques mois, 50 discothèques ou boîtes de nuit seront équipées de tels boîtiers.

Les boîtiers fonctionnent sur le principe similaire à celui des radios transmettant des informations sur leur programme en cours, lisibles sur les auto-radios par exemple.

Dans le cas des boîtiers, les données sont envoyées automatiquement par internet à Paris, dans les bureaux de la Sacem qui en France gère les droits d'auteurs d'oeuvres musicales.

500 discothèques

La Suisse compte quelque 500 discothèques et autres établissements similaires. "Nous avons mandaté deux professeurs de l'Université de Zurich pour établir un échantillon représentatif", a dit M. Salvadé. "Cet échantillon tient compte notamment de la musique proposée: techno, rock ou danses de salon".

Les discothèques paient actuellement à la SUISA un forfait calculé sur leur chiffre d'affaires. Il est en moyenne de 10'000 francs par an.

Idée plus précise

"L'utilisation de ce boîtier ne détermine pas le tarif", souligne M. Salvadé. "Il va permettre de nous faire une idée plus précise des artistes diffusés et de répartir de façon plus juste le forfait perçu aux ayant-droits.

Fondée en 1923, la SUISA compte 30'000 membres établis en Suisse et au Liechtenstein.

ATS