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Un sauveteur cherche des survivants dans les décombres du bâtiment.

KEYSTONE/EPA/DAI KUROKAWA

(sda-ats)

Un bébé de sept mois a été extrait vivant mardi des décombres d'un immeuble à Nairobi. D'après la police kényane et la Croix-Rouge, l'effondrement du bâtiment vendredi dernier dans un quartier pauvre de la capitale kényane a causé la mort de 23 personnes.

La petite fille, dénommée Delarine Saisi, a été hospitalisée pendant quelques heures au Kenyatta National Hospital. Les médecins ont confirmé qu'elle était en bonne santé et l'ont ensuite remise à son père.

"Je remercie Dieu pour tout ce qu'il a fait pour sortir ma fille de là en vie après ces jours passés sous les décombres", a déclaré Ralsan Wasike, en évoquant un "miracle". Il a ajouté ne pas savoir où se trouvait la mère de l'enfant: "Je prie pour qu'elle soit en vie".

Delarine a passé près de 80 heures dans "une bassine, enveloppée dans une couverture" et était déshydratée mais apparemment pas blessée, selon la Croix-Rouge. Le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome, a, lui, parlé de "miracle" et souligné que les secouristes "poursuivaient leurs efforts" pour essayer de trouver d'autres survivants.

Bilan alourdi

Selon la police, le bilan du drame est désormais de 23 morts. Deux nouveaux corps ont été découverts mardi. Près de 100 personnes sont par ailleurs toujours portées disparues, alors que les efforts en vue de trouver d'autres survivants continuent et que cinq suspects, dont les deux propriétaires du bâtiment effondré, sont en détention.

Vendredi soir, l'immeuble de six étages s'est affaissé sur lui-même dans le quartier populaire d'Huruma, dans le nord-est de la capitale kényane, Nairobi. Des pluies torrentielles et la mauvaise qualité de la construction sont à l'origine de l'accident.

Livré il y a deux ans, le bâtiment effondré avait été construit près d'une rivière et avait été frappé d'un arrêté de démolition. Cette décision n'avait pourtant été ni respectée, ni mise en application par les autorités.

Promoteurs peu scrupuleux

Plusieurs autres bâtiments se sont effondrés ces dernières années à Nairobi et dans d'autres villes du Kenya. Dans ce pays en pleine vague d'euphorie immobilière, la qualité des matériaux ou la vitesse excessive de construction sont régulièrement mises en cause, ainsi que la capacité de promoteurs peu scrupuleux à contourner la réglementation moyennant des pots-de-vin.

Au total, au moins 30 personnes ont péri à Nairobi depuis vendredi à cause des averses torrentielles, les plus violentes depuis le début de la saison des pluies.

ATS