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Fleurs jetées à la mer qui avait englouti le Titanic, fusées de détresse sur le port canadien d'Halifax où reposent de nombreuses victimes. Cent ans après le naufrage, la légende de l'orgueilleux paquebot reprend vie.

Le naufrage et ses quelque 1500 morts avait été symbolique à plus d'un titre: arrogance de l'homme moderne punie par la nature, ségrégation entre les millionnaires en première classe et les immigrants et matelots logés près de la cale, sauvetage des femmes et sacrifice des hommes, voire, pour certains, annonce du déclin de l'empire britannique.

Aussi, sa commémoration a-t-elle pris l'allure d'un événement international, des côtes irlandaises et britanniques à celles de l'Amérique du Nord, pour atteindre son point culminant dans la nuit de samedi à dimanche sur les lieux mêmes de la catastrophe dans l'Atlantique nord, à environ 800 km au sud-est d'Halifax.

Un siècle, heure pour heure, après la rencontre fatale avec un iceberg, plus de 1700 passagers de deux bateaux de croisière, le Balmoral, venant de Southampton, comme le Titanic, et le Journey, parti de New York, devaient assister à la reconstitution de certains moments de la nuit fatale, comme l'annonce de la collision par le capitaine et l'appel de détresse.

Procession aux flambeaux

Samedi soir, un rassemblement au Musée Maritime de l'Atlantique, qui abrite une exposition permanente consacrée au Titanic, devait être suivi par une procession aux flambeaux.

Une "Veillée du Titanic", animée par une vingtaine d'artistes, acteurs et musiciens, devait évoquer différents aspects du drame, et notamment le courage de l'orchestre du paquebot qui avait continué à jouer, réduisant la panique à bord.

A 00H27 locales (05h27 en Suisse), Halifax devait observer un moment de silence, symbolisant l'arrivée du dernier message du Titanic transmis par la télégraphie sans fil. Puis des fusées doivent monter vers le ciel, reproduisant l'appel de détresse du navire. C'est de ce port canadien que sont partis les bateaux chargés de retrouver les corps des victimes et c'est là que sont enterrées 150 d'entre elles.

ATS