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Les recherches ont repris jeudi dans l'épave du Concordia, échoué sur l'île italienne du Giglio. Parallèlement, les accusations contre le commandant du navire se sont alourdies. Selon des témoins, il serait resté immobile sur la côte et aurait regardé le bateau sombrer.

Le naufrage, vendredi soir, du paquebot de la société Costa Crosciere, a fait au moins onze morts. Le bilan risque de s'alourdir puisque 26 personnes manquent encore à l'appel. Huit corps seulement ont été formellement identifiés: six touristes, et deux membres d'équipage, dont un Hongrois qui était violoniste à bord.

Le commandant du navire Francesco Schettino est accusé d'homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire. Il est actuellement reclus à son domicile à Meta di Sorrento, au sud de Naples.

Commandant "immobile"

Selon le parquet, le commandant "après avoir abandonné le navire, est resté immobile sur la côte rocheuse du Giglio et a regardé (le navire) en train de couler". L'accusation s'appuie sur cinq principaux témoignages contre lui, notamment ceux des officiers de bord.

Ces derniers ont raconté aux magistrats la décision de Francesco Schettino de changer de route pour se rapprocher de l'île du Giglio, "une manoeuvre gravement imprudente et inconsidérée", a dénoncé une juge.

Réparations promises

La compagnie italienne Costa Crosciere a annoncé jeudi avoir contacté "tous les passagers impliqués (...) pour s'assurer de leur bon retour et de leur état de santé". Elle a "confirmé le remboursement de la croisière et de toutes les dépenses matérielles liées à celle-ci".

Plus de 70 passagers du Costa Concordia ont d'ores et déjà adhéré à une action collective contre la compagnie lancée par l'association italienne de défense des consommateurs, avec pour objectif d'obtenir à chaque passager une indemnisation d'au moins 10'000 euros. Des plaintes ont par ailleurs été annoncées en France, où un collectif de victimes est également en cours de constitution.

ATS