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Football - Une plainte pénale aurait été déposée lundi par l'avocat genevois Vincent Solari à l'encontre du président de Neuchâtel Xamax Bulat Chagaev, écrit Le Temps dans son édition de lundi.
L'authenticité douteuse d'un document attestant la fortune du Tchétchène est à l'origine de cette action. Me Solari est mandaté par l'un des créanciers du club, Ralph Isenegger, qui réclame à titre d'intermédiaire une somme de 400 000 francs sur les 800 000 versés cet été par Young Boys pour le transfert de Freddy Mveng. "Nous allons déposer ce lundi une plainte contre Monsieur Chagaev pour faux dans les titres et tentative d'escroquerie au procès civil", a précisé dans les colonnes du Temps Me Solari.
Ralph Isenegger avait été à l'origine de demande de mise en faillite de Neuchâtel Xamax, demande qui a été rejetée mercredi dernier par le juge neuchâtelois Bastien Sandoz. L'attestation d'évidence de fonds, avec en-tête de la Bank of America, avait été envoyée à la Swiss Football League et à la justice neuchâteloise pour prouver la solvabilité de Bulat Chagaev.
Selon la RSR, qui affirme s'être procuré le dossier judiciaire, ledit document douteux n'est cependant pas entré en ligne de compte pour le juge Sandoz. Le versement des salaires ainsi que plusieurs virements ont emporté la décision du juge neuchâtelois. Sur les dix pages de considérants dans lesquelles Bastien Sandoz explique pourquoi il ne prononce pas la faillite, il n'est pas fait mention une seule fois de cette fameuse attestation.
C'est avant tout le paiement d'une grande partie des dettes du club qui a emporté la décision du magistrat: près de la moitié des créances ont été épongées, grâce à un virement de 1,3 million de francs de Bulat Chagaev sur le compte postal du club le 27 octobre 2011. A cela s'ajoute le versement des salaires des joueurs de septembre. Du coup, Xamax ne remplissait pas le critère juridique déterminant pour prononcer une faillite à savoir "le refus systématique de payer des dettes incontestées et exigibles."
Le juge neuchâtelois rejette enfin l’argumentaire de François Canonica. L’avocat du club avait centré toute sa ligne de défense sur le fait que le créancier, en l’occurrence Ralph Isinegger, n’était pas légitime. Or, Bastien Sandoz estime que Ralph Isinegger est fondé à demander le paiement de sa créance.

ATS