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A la fin de l'audience du 25 avril, le prévenu a fondu en larmes et s'est excusé auprès de ses victimes et de leurs familles (dessin d'audience/archives).

KEYSTONE/SIBYLLE HEUSSER

(sda-ats)

Un ancien moniteur des Unions chrétiennes suisses âgé de 51 ans a été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur des enfants par le tribunal de district de Dietikon (ZH). Il a été condamné vendredi à 9 ans et 4 mois de prison. Il devra suivre une thérapie.

Le prévenu a notamment été reconnu coupable de contrainte sexuelle, actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance, d'actes d'ordre sexuel avec des enfants et de pornographie.

La procureure avait requis 13 ans de prison avec une thérapie ambulatoire. La défense avait plaidé une peine de trois ans de réclusion, dont 27 mois de prison ferme, avec une thérapie ambulatoire.

Dénoncé par deux de ses victimes

L'ancien moniteur des Unions chrétiennes suisses (U.C. suisses / YMCA) a abusé sexuellement à de nombreuses reprises de huit enfants âgés de 8 à 15 ans. Les faits se sont produits entre 1994 et 2015. L'homme a été arrêté en 2015 après avoir été dénoncé par deux de ses victimes. A son domicile, les enquêteurs ont découvert des milliers d'images et de films pédopornographiques.

Les agressions sexuelles ont essentiellement eu lieu au domicile du prévenu, à Dietikon et Stallikon (ZH). Il y en a aussi eu à Einsiedeln (SZ), en Espagne et en Allemagne.

Sédatifs

Le prévenu a souvent filmé ses actes. Sur les vidéos, on peut voir les enfants dans un profond sommeil, selon la procureure. Même lorsqu'il manipule vigoureusement les parties génitales de ses victimes, les enfants ne réagissent pas ou ne bougent pas. Selon des experts de médecine légale, c'est un signe très clair que des sédatifs ont été utilisés.

Les enfants dont le prévenu a abusé étaient tous timides et plutôt peureux. Ils venaient de familles qui avaient des problèmes d'ordres divers.

Satisfaire ses envies

Pendant le procès, l'accusé a reconnu les faits. Il a admis qu'il avait absolument tort de s'être comporté ainsi. Il voulait simplement satisfaire ses envies. Ayant honte de ses actes, il n'a pas cherché l'aide d'un spécialiste, a-t-il expliqué.

Il a toutefois contesté avoir donné des stupéfiants et des somnifères à ses victimes. A la fin de l'audience le 25 avril, l'homme a fondu en larmes et s'est excusé auprès de ses victimes et de leurs familles.

ATS

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