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Deux effets pourraient avoir affecté l'expérience OPERA qui avait permis de mesurer fin septembre des neutrinos se déplaçant à une vitesse plus rapide que celle de la lumière entre le CERN et le Gran Sasso. Les chercheurs se penchent actuellement sur des anomalies dans le temps de vol.

Le laboratoire du Gran Sasso en Italie a repéré deux sources d'erreurs possibles, a indiqué jeudi à l'ats James Gillie, porte-parole du Centre européen de recherches nucléaires (CERN). Il revenait sur l'information parue mercredi sur le site internet de la revue "Science".

Les 60 nanosecondes d'avance des neutrinos pourraient provenir d'un oscillateur utilisé pour les synchronisations GPS. Ce dispositif pourrait avoir conduit à surestimer le temps de vol des neutrinos, selon le communiqué du CERN.

Le deuxième effet est lié au connecteur à fibres optiques qui achemine le signal GPS externe jusqu'à l'horloge maîtresse d'OPERA. Celle-ci pourrait ne pas avoir fonctionné correctement au moment où les mesures ont été prises.

Tests en mai

L'ampleur potentielle de ces deux effets est actuellement étudiée par la collaboration OPERA. De nouveaux tests effectués au moyen de faisceaux à paquets courts seront cependant nécessaires pour confirmer l'une ou l'autre éventualité. Ils sont prévus en mai, a relevé M. Gillie.

Fin septembre, les spécialistes de l'expérience internationale OPERA avaient annoncé avoir vu des neutrinos parcourir les 730 km séparant les installations du CERN à Genève du laboratoire souterrain de Gran Sasso environ 6 km/s plus rapidement que la lumière. Ils seraient arrivés 60 nanosecondes avant elle.

La plupart des spécialistes n'arrivaient pas à croire qu'une particule élémentaire de la matière ait pu dépasser la vitesse de la lumière. Elle est considérée comme la "limite infranchissable" de la relativité générale d'Einstein.

ATS