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La crise politique au Nicaragua a fait 76 morts depuis la mi-avril.

KEYSTONE/EPA EFE/JORGE TORRES

(sda-ats)

La Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN) a suspendu mercredi le dialogue national entre le gouvernement et l'opposition, faute d'accord sur la démocratisation du régime. La crise politique a déjà fait 76 morts depuis la mi-avril.

"Etant donné qu'aujourd'hui il n'y a pas de consensus entre les parties, nous, la CEN, sommes malheureusement obligés de suspendre l'assemblée plénière du dialogue national", ont déclaré les évêques - qui font office de médiateur - dans un communiqué après huit heures de réunion infructueuse à Managua.

En parallèle, un nouvel affrontement entre les manifestants et les forces de choc du gouvernement a fait dix blessés à León, dans le nord-est du pays, a informé la Croix rouge nicaraguayenne (CRN). Trois d'entre eux sont grièvement atteints.

Les évêques proposaient la création d'une commission mixte de six personnes, trois de chaque partie, pour trouver un consensus et relancer les pourparlers. "Nous jugeons urgent de rappeler que de cette décision et de la possibilité de continuer ce dialogue dépendent en grande partie la paix et la vie de nombreux Nicaraguayens", a averti le cardinal Leopoldo Brenes.

Pas d'élections anticipéesnicar

Le gouvernement a refusé de discuter d'un agenda qui prévoyait notamment d'avancer l'élection présidentielle à cette année, dans le but de trouver une solution à la crise politique et sociale qui frappe le pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Denis Moncada, a estimé que la proposition prévoyant des élections anticipées "vise à démanteler l'Etat constitutionnel du gouvernement élu et (...) est une voie déguisée" vers un coup d'Etat contre le président Daniel Ortega.

Le représentant de la société civile, l'universitaire Carlos Tunnermann, a déploré pour sa part que les délégués gouvernementaux "n'apportent pas (au dialogue) la volonté politique de retrouver la démocratie".

Plus tôt mercredi, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA) avait affirmé que la solution à la crise au Nicaragua devait passer par des élections anticipées. "Quand la société est divisée, la décision doit revenir de manière urgente au souverain: le peuple", avait déclaré Luis Almagro.

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ATS