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Depuis une dizaine d'années, le groupe Boko Haram a kidnappé des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants (archives).

KEYSTONE/AP/SUNDAY ALAMBA

(sda-ats)

Les familles des jeunes filles portées disparues trois jours après une attaque de Boko Haram sur une école du nord-est du Nigeria attendaient leur retour avec inquiétude jeudi. Les autorités locales ont annoncé la libération de plusieurs d'entre elles.

Abdullahi Bego, porte-parole du gouverneur de l'Etat de Yobe où est situé l'établissement, a affirmé que "certaines" des dizaines de lycéennes manquantes avaient été secourues et prises en charge par l'armée. Il n'a pas précisé le nombre de lycéennes retrouvées ni les circonstances dans lesquelles elles avaient "été libérées des terroristes qui les avaient enlevées".

Ce rapt a ravivé la crainte d'un "nouveau Chibok", du nom de la ville de l'Etat voisin du Borno où Boko Haram avait enlevé 276 élèves d'un internat en avril 2014, provoquant une vague d'indignation mondiale.

Selon des témoignages d'habitants, les insurgés du groupe djihadiste nigérian, lourdement armés, ont attaqué lundi le village de Dapchi, tirant en l'air et faisant exploser des grenades.

Craintes ravivées

Trois jours après, l'annonce du gouvernement de Yobe représente la première confirmation officielle d'un enlèvement, alors que des habitants interrogés sur place ont accusé les autorités d'opacité.

Cet enlèvement a ravivé la crainte d'un "nouveau Chibok", du nom de la ville de l'Etat voisin du Borno où Boko Haram avait enlevé 276 élèves d'un internat en avril 2014, provoquant une vague d'indignation mondiale.

Les circonstances de l'attaque et même le nombre de filles enlevées restent très floues, étant donné que la plupart des enseignants et élèves de ce pensionnat de plusieurs centaines de lits avaient fui dans l'obscurité à travers la brousse pour échapper aux djihadistes en entendant des coups de feu.

Une délégation du gouvernement fédéral conduite par le ministre de la Défense était attendue jeudi à Dapchi.

Espoir et inquiétude

Un père, dont la fille de 16 ans, Falmata, était portée disparue, a confié qu'il éprouvait "un sentiment mitigé d'espoir et d'appréhension" avant le retour des filles. "Nous ne savons pas combien de nos filles ont été retrouvées et aucun parent n'est sûr que sa fille soit parmi elles", a-t-il déclaré.

"Nous attendons simplement que les filles soient amenées pour être identifiées physiquement par les parents (...) Les hypothèses les plus folles circulent sur leur nombre". "Nous attendrons jusqu'à ce que nous puissions les voir", a-t-il dit.

Un autre proche ne voulait pas non plus se réjouir trop vite: "Je n'ai pas dormi la nuit dernière", a-t-il dit. "Je prie juste pour que ma nièce soit parmi celles qui ont été secourues."

"Coup dur pour le gouvernement"

Une source militaire basée à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, a déclaré que les filles de Dapchi avaient été retrouvées "à la frontière entre (les Etats de) Yobe et Borno". "Les filles ont été abandonnées avec leur véhicule. Il était tombé en panne et les terroristes ont paniqué parce qu'ils étaient pourchassés par les soldats", a ajouté cette source.

"La crainte est que certaines des filles aient été emmenées par les terroristes parce qu'elles ne se trouvaient pas dans un seul véhicule (...) Seules celles qui étaient dans le véhicule en panne ont eu de la chance", a-t-on ajouté.

Le président Muhammadu Buhari a ordonné mercredi soir à l'armée "de prendre immédiatement les choses en main". Si les jeunes filles ne sont pas retrouvées rapidement, ce sera un coup dur pour le président élu en 2015 sur la promesse de mettre fin à l'insurrection de Boko Haram.

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ATS