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Un kamikaze a tenté dimanche de faire exploser une voiture piégée dans une église du nord-est du Nigeria. L'attaque a fait au moins quinze morts à proximité et en a blessé quarante, selon un nouveau bilan des services de secours régionaux.

Un précédent bilan faisait état de neuf morts, dont le kamikaze. L'homme aurait foncé à l'approche d'un barrage près de l'église située dans la ville de Bauchi, dans l'Etat du même nom, selon la police. La sécurité y avait été renforcée après des attaques attribuées au groupe islamiste Boko Haram.

"Nous avons un barrage non loin de l'église qui a empêché l'auteur de l'attentat d'accéder à sa cible", a expliqué le responsable de la police de l'Etat, le commissaire Mohammed Ladan. "Il a lancé sa voiture dans une grille de sécurité et elle a explosé.

Panique après l'attentat

"Suite à l'explosion de la bombe (dans la ville de Bauchi), l'équipe des opérations d'urgence s'est rendue sur place pour les secours. Elle a évacué les victimes: 40 personnes ont été blessées et 15 sont mortes", a indiqué dans un communiqué l'agence de secours de l'Etat de Bauchi.

Les blessés ont été admis dans un hôpital local et la police a bouclé la zone où a été commis l'attentat, selon le communiqué. D'après des habitants, la violence de la déflagration a fait s'effondrer l'église.

Des témoins ont dit que des dizaines de gens ont fui après l'explosion, certains se précipitant dans un incendie qui faisait rage à l'extérieur de l'église.

Un pays divisé

Un autre témoin qui a demandé l'anonymat a dit qu'un complice présumé du kamikaze avait été tué par des habitants, mais la police n'a pas confirmé cette information.

L'attentat n'a pas été revendiqué. Mais le groupe Boko Haram est considéré comme responsable de nombreuses attaques qui ont fait plus de mille morts depuis juillet 2009. Une partie a été commise dans le nord-est du Nigeria, un pays divisé entre chrétiens et musulmans.

Le groupe a notamment organisé l'évasion de prisonniers à Bauchi en septembre 2010, une opération qui a permis la fuite d'une centaine de ses membres.

ATS