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Au moins 150 personnes ont été tuées et une centaine blessées vendredi soir dans au nord-est du Nigeria au cours d'une série d'attaques, revendiquées par la secte islamiste Boko Haram. Ces opérations ont visé des postes de police et des églises de la ville de Damaturu.

Un responsable des secours nigérians qui se trouvait samedi soir à l'hôpital de Damaturu a déclaré avoir "personnellement compté 150 morts". Il a ajouté que certaines familles avaient récupéré les corps de leurs proches pour les enterrer réduisant le nombre de corps encore présents à la morgue à 97.

Un membre de la secte islamiste Boko Haram a revendiqué samedi les dernières attaques en série à l'explosif tout en menaçant de continuer "à attaquer" des cibles gouvernementales.

Opération kamikaze

"Nous sommes responsables des attaques dans Borno (Etat dont la ville de Maiduguri est la capitale) et Damaturu", a affirmé ce membre de la secte, Abul Qaqa. "Nous allons continuer à attaquer des cibles du gouvernement fédéral tant que les forces de sécurité continueront à persécuter nos membres et civils vulnérables", a ajouté ce responsable de Boko Haram.

Le nord-est du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 160 millions d'habitants, est en proie à de fréquentes attaques de la part des combattants de la secte islamiste Boko Haram. Deux kamikazes se sont ainsi fait exploser vendredi près d'une base militaire à Maiduguri.

La loi islamique, dans une version modérée, a été réintroduite dans douze Etats septentrionaux du Nigeria il y a une dizaine d'années. Boko Haram a revendiqué l'attentat suicide contre le siège des Nations unies dans la capitale Abuja le 26 août, qui a fait 24 morts.

ATS