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Au moins vingt personnes ont été tuées dimanche par un attentat à la bombe près d'une église à Kaduna, dans le nord du Nigeria, a indiqué un responsable des secours. Le pays le plus peuplé d'Afrique est en proie à de fréquentes attaques d'islamistes.

L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat. Mais la cible apparente visée - un lieu de culte catholique - et sa date - le jour de Pâques - pointe dans la direction de Boko Haram, secte islamiste radicale responsable d'une série d'attaques meurtrières contre des églises à Noël.

Les circonstances exactes de l'attentat n'étaient pas claires dans un premier temps. Selon le responsable des services de secours, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, il s'est agi de deux voitures piégées.

Patrouilles renforcées

Mais selon un policier interrogé sur place, un kamikaze conduisant une voiture bourrée d'explosifs a été stoppé à un barrage près d'une première église, a fait marche arrière et s'est dirigé vers une autre église avant d'actionner sa bombe devant un hôtel voisin.

Les forces de sécurité ont renforcé leurs patrouilles dans les zones-clés, notamment à Abuja, où des soldats ont été envoyés pour renforcer les policiers stationnés près des églises, a constaté l'AFP.

Sécurité augmentée

Les autorités, qui avaient déclaré être en possession d'informations concernant des attaques prévues par Boko Haram durant les fêtes de Pâques, avaient augmenté la sécurité dans tous le pays.

La semaine dernière, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis avaient mis en garde leurs ressortissants vivant au Nigeria, en prévision d'éventuelles violences durant les fêtes de Pâques.

Sur son site Internet, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) rappelle que de nouvelles violences "ne sont pas à exclure". "La fréquentation des lieux publics et populaires ainsi que des sites religieux requiert donc une prudence particulière", relève-t-il.

ATS