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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a commémoré lundi le quatrième anniversaire de l'attaque de Boko Haram contre le siège de l'ONU dans la capitale nigériane Abuja. Il a déposé une couronne de fleurs devant le bâtiment.

Le diplomate sud-coréen a serré dans ses bras plusieurs membres des familles des victimes de l'attentat lors d'une cérémonie à la Maison des Nations Unies et rendu hommage à "l'extraordinaire courage et à la détermination" des survivants.

"Ce matin, nous rappelons à notre bon souvenir nos collaborateurs et partenaires disparus, avec un moment de silence dans de nombreux endroits", a-t-il dit. "Mais nulle part ailleurs qu'ici, à Abuja, le souvenir de ces collègues est plus proche, plus vivant et plus pressant. Nous nous souviendrons toujours d'eux comme ce que, réellement, l'Humanité a de meilleur."

Au moins 24 personnes ont été tuées le 26 août 2011, lors d'un attentat meurtrier à la voiture piégée contre le bâtiment des Nations Unies qui abritait 400 personnes. Les islamistes radicaux de Boko Haram avaient revendiqué l'attaque.

Rencontre avec le président

M. Ban est arrivé dimanche à Abuja et lors de son séjour qui durera deux jours, la lutte contre l'insurrection islamiste qui frappe le Nigeria devrait être au centre de ses discussions avec le président nigérian Muhammadu Buhari, ainsi que le développement et le changement climatique. Il a exprimé sa "solidarité" avec le Nigeria dans sa "lutte" contre Boko Haram.

A l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat Muhammadu Buhari, le patron de l'ONU a notamment félicité le Nigeria pour l'organisation au printemps d'élections "libres et justes". "Pour la première fois dans l'histoire du Nigeria, un président en exercice a cédé le pouvoir pacifiquement à un candidat de l'opposition lors d'une élection démocratique", a-t-il déclaré.

Cette visite est la deuxième de Ban Ki-moon au Nigeria depuis sa prise de fonctions en 2007, après une première en mai 2011

Embuscade déjouée

Quelques heures avant son arrivée, l'armée nigériane avait annoncé que son chef avait échappé à une embuscade de Boko Haram dans le nord-est du pays.

Nommé en juillet, le général Tukur Buratai visitait samedi un contingent de l'armée à Faljari, à 45 kilomètres de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, lorsque son convoi a été attaqué. Lors de la fusillade qui a suivi, dix insurgés islamistes et un soldat nigérian ont été tués, selon le porte-parole de l'armée, Sani Usman.

"Les terroristes ont été confrontés à une écrasante puissance de feu des soldats" lors de cette confrontation. "Nos troupes ont capturés cinq terroristes", a affirmé l'officier. "Malheureusement, nous avons perdu un soldat lors de l'affrontement, tandis qu'un officier et quatre soldats ont été blessés par balles", a-t-il poursuivi.

Regain de violences

Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Buhari, Boko Haram a intensifié ses attaques dans l'Etat de Borno et dans deux autres Etats voisins du nord-est. Cette nouvelle vague de violences a coûté la vie à plus de 1000 personnes.

Elle a mis en échec les efforts lancés depuis le début de l'année par les armées du Nigeria, du Tchad, du Cameroun et du Niger qui s'efforcent de contrer Boko Haram.

Une Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF) de 8700 hommes regroupant ces quatre pays et le Bénin doit être déployée incessamment dans le nord-est du Nigeria et aux confins des frontières du Cameroun et du Tchad. Les chefs d'état-major des cinq pays ont finalisé samedi à N'Djamena les détails du déploiement de cette force.

ATS