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Les violences entre l'armée et Boko Haram se poursuivent dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria (archives).

KEYSTONE/AP/JOSSY OLA

(sda-ats)

Les violences entre l'armée nigériane et les djihadistes de Boko Haram sont "loin d'être terminées". MSF a augmenté son dispositif et est très inquiète pour 930'000 personnes qui dépendent d'assistance en dehors des villes de l'Etat de Borno, dans le nord-est du pays.

"Nous ne pouvons pas échouer" dans cette région affectée par plus de huit ans d'affrontements, a dit mardi devant quelques journalistes à Genève la présidente de Médecins Sans Frontières (MSF) Suisse Reveka Papadopoulou, de retour du Nigeria. Elle s'est rendue notamment dans le camp de Rann près du Cameroun, où se trouvent 40'000 déplacés, un an après le bombardement "par erreur" de l'armée nigériane qui avait fait plus de 90 victimes, dont une majorité d'enfants

Elle demande que les forces de sécurité honorent les règles d'engagement pour éviter à l'avenir ce type de situation. Sur place, les déplacés restent exposés aux risques liés à la lutte contre Boko Haram. Le lendemain de son départ, plusieurs enfants ont été blessés par une grenade. Il a fallu trois jours pour les évacuer à l'hôpital côté camerounais.

Difficultés d'accès

La difficulté d'accès se répète un peu partout dans les "enclaves" de l'Etat où l'assistance peut arriver. Les autorités civiles ne sont pas suffisamment présentes et MSF est toujours escorté par des militaires pour acheminer des convois d'aide. "Nous gagnons de l'autonomie", selon Mme Papadopoulou qui s'est rendue aussi à Ngala. Les populations manquent toujours de nourriture et d'accès à l'eau et sont atteintes de maladies comme le choléra ou de malnutrition.

Près de 4000 patients ont été pris en charge récemment pour du choléra, ajoute un responsable des affaires humanitaires d'urgence à MSF. De mai à novembre, le seuil était deux fois supérieur à celui d'urgence, contrairement à celui de la malnutrition qui était lui inférieur. Les déplacés peuvent aussi difficilement s'occuper du bétail.

Au total, 200'000 personnes sont par ailleurs réfugiées dans d'autres pays. MSF rassemble plus de 1500 personnes dans les Etats de Borno et de Yobe répartis en quatre centres opérationnels.

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ATS