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Près de deux cents personnes ont été tuées vendredi dans une spectaculaire série d'attaques revendiquées par la secte islamiste Boko Haram à Kano, la deuxième ville du Nigeria. Les corps des victimes jonchaient les rues et s'entassaient dans les hôpitaux.

"A l'heure actuelle nous avons 162 corps, et ce chiffre peut changer car on continue à nous en apporter", a déclaré à l'AFP un responsable à la principale morgue de Kano. Un précédent bilan, donné par la Croix-Rouge, faisait état de 121 victimes.

Un journaliste de l'AFP avait auparavant rapporté qu'au moins 80 corps étaient entassés à la morgue du principal hôpital de Kano. Une centaine de personnes attendait à l'extérieur pour recueillir les dépouilles de proches, alors qu'un couvre-feu de 24 heures a été décrété par les autorités locales.

Boko Haram revendique

Un porte-parole de Boko Haram a contacté la presse pour revendiquer les attentats de vendredi. Une lettre rédigée en haoussa, qui semble signée de la secte, a en outre été découverte sur les lieux. Selon son auteur, les attentats de Kano ont été commis en représailles à l'arrestation et à la mort de plusieurs membres de la secte.

Selon la police, à Kano, ce sont huit sites qui ont été visés par ces assauts "coordonnés": des bureaux de la police, des services de l'immigration et la résidence d'un responsable de la police.

Kamikazes impliqués

Une vingtaine de déflagrations ont retenti en l'espace de quelques minutes, selon le correspondant de l'AFP. Des tirs ont aussi retenti et, pris de panique, des habitants ont pris la fuite.

Des témoins des attaques ont rapporté que les assaillants, parmi lesquels figureraient deux kamikazes, étaient vêtus de noir et étaient arrivés en moto ou à bord de voitures.

Le président Goodluck Jonathan a décrété l'état d'urgence dans des parties de quatre Etats le 31 décembre, après une vague d'attentats attribués à Boko Haram qui ont fait plusieurs dizaines de morts. Kano n'était jusqu'à présent pas concernée par la mesure.

ATS