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Une attaque à la bombe et des tirs nourris pendant deux services religieux chrétiens dans une université de Kano, plus grande ville du nord du Nigeria peuplée majoritairement de musulmans, ont fait environ vingt morts dimanche matin, a constaté un correspondant de l'AFP sur place. L'attaque n'a pas été revendiquée

Les messes se déroulaient en plein air sur le campus de l'Université Bayero. Un reporter a vu six cadavres atteints par des balles près de l'endroit où le premier des services religieux avait lieu. Plus tard, il a vu une douzaine de corps amoncelés derrière les locaux de l'Université mais n'a pas pu s'en approcher pour les décompter. Aucun bilan officiel n'a encore été diffusé.

Selon un porte-parole militaire, le lieutenant Iweha Ikedichi, les assaillants ont utilisé des explosifs et des armes à feu. Des témoins indiquent que les assaillants ont surgi à bord d'une voiture et de motos, ouvrant le feu et lançant des bombes artisanales. Des fidèles qui s'enfuyaient ont été abattus.

Soupçons sur Boko Haram

La secte islamiste Boko Haram (qui signifie en langue haoussa: "l'éducation occidentale est un péché") a mené de nombreuses attaques, essentiellement dans le nord du pays. Celles-ci ont fait plus de 1000 morts depuis la mi-2009.

Le groupe a notamment revendiqué l'attaque du 20 janvier dernier dans Kano, au cours de laquelle une série coordonnée d'attentats à l'exposif et de tirs avaient tué 185 personnes, l'action la plus meurtrière revendiquée par Boko Haram.

Au début, Boko Haram prétendait lutter pour l'établissement d'un Etat islamique dans le nord du Nigeria. Ces derniers mois il est apparu que ce mouvement était en fait composé de plusieurs factions, certaines très politiques, d'autres fortement islamistes. Des groupes criminels semblent aussi agir sous son couvert.

ATS