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L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, candidate aux élections législatives, est en ballottage défavorable dans la 2e circonscription de Paris (archives).

KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

L'ancienne ministre française Nathalie Kosciusko-Morizet a été confrontée samedi à l'homme soupçonné de l'avoir agressée sur un marché parisien. Mais l'intéressé, le maire d'un village normand placé en garde en vue, a nié les faits devant la police.

A la veille du second tour des législatives, l'homme, âgé de 55 ans, s'est rendu de lui-même samedi matin à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette agression qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de la candidate LR aux législatives à Paris, a-t-on appris de source proche du dossier.

Placé en garde en vue, ce maire (sans étiquette) de Champignolles, un petit village de l'Eure, a été confronté à l'ex-ministre, mais "il nie les faits", a déclaré à l'AFP Xavier Autain, l'avocat de NKM. "C'est une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur", a-t-il ajouté.

Distribution de tracts chahutée

Mme Kosciusko-Morizet distribuait des tracts jeudi sur un marché du Ve arrondissement lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde", selon une journaliste de l'AFP.

L'ancienne ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy a chuté et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l'hôpital Cochin.

Après cette agression, l'homme avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement pour "violences volontaires". "Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière.

En balottage défavorable

Le suspect fait partie des 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM dans cette circonscription parisienne. Eliminé au premier tour avec 4,51% des voix, M. Guaino faisait partie des deux dissidents LR à défier l'ancienne ministre.

Cette blonde au teint diaphane, qui avait échoué en 2014 à ravir la mairie de Paris à la gauche, est considérée comme "Macron-compatible" et espérait ne pas affronter un candidat du mouvement La République en marche (REM). Elle est toutefois en ballottage défavorable face au candidat REM Gilles Le Gendre.

ATS