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Depuis le début de l'année, les médecins peuvent à nouveau ouvrir un cabinet médical sans limitation en Suisse. La faîtière des assurances maladie santésuisse a reçu jusqu'à fin avril 890 demandes de numéro de facturation, deux fois plus que sur la même période en 2011.

"Nous partons du principe que la majorité d'entre-eux va ouvrir son propre cabinet", a expliqué à l'ats Silvia Schütz, porte-parole de santésuisse. Certains médecins demandent toutefois le numéro de facturation préventivement, en prévision de l'ouverture d'un cabinet médical.

Sur les 890 médecins qui ont obtenu un numéro de code créancier, grâce auquel ils peuvent déduire leurs charges dans l'assurance de base, on ne compte que 191 généralistes.

"Il y a beaucoup de spécialistes, ce qui va clairement au-delà de ce qui était attendu", remarque la porte-parole de santésuisse. En comparaison, en 2011, 389 demandes de numéros de facturation avaient été reçues.

Inquiétude

Bien que la faîtière des assureurs n'ait jamais soutenu le gel des nouveaux cabinets médicaux, l'évolution actuelle l'inquiète: si les réseaux de soins - sur lesquels la population va voter le 17 juin - ne sont pas mis en place, "il faudra réfléchir à assouplir l'obligation de contracter. Sinon, les coûts de la santé vont continuer d'augmenter", estime Silvia Schütz.

Le moratoire sur les nouveaux cabinets médicaux a été mis en place en 2002 afin de mieux maîtriser les coûts de la santé. En été 2010, le parlement a assoupli la limitation: elle ne concernait plus que les spécialistes. Fin 2011, le moratoire a été aboli pour tous les médecins.

La Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) avait regretté cette suppression. Elle compte maintenant suivre la situation pendant quelques mois, a déclaré à l'ats son vice-secrétaire central Stefan Leutwyler. Face à une éventuelle hausse des coûts, "il s'agira de réfléchir comment renverser la tendance".

ATS