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Anders Behring Breivik a déclaré mardi devant le tribunal d'Oslo être un "ultra-nationaliste" ayant agi au nom des Droits de l'Homme pour sauver son peuple. Il a affirmé avoir été influencé par Al-Qaïda lorsqu'il a massacré 77 personnes l'été dernier en Norvège.

"Les attaques du 22 juillet étaient des attaques préventives pour défendre les Norvégiens de souche", avait déclaré auparavant Breivik dans une intervention préliminaire de près d'une heure et quart, au lieu des 30 minutes accordées par la cour, qui voulait éviter un discours de propagande. Il avait conclu son intervention en demandant à être acquitté.

"Le plus grand honneur"

Breivik avait promis d'édulcorer la rhétorique de sa déclaration. "Je n'ai pas l'intention d'ajouter à la peine que (les familles et rescapés) ressentent déjà (...) Je ne peux même pas imaginer les souffrances que j'ai provoquées", a-t-il affirmé.

Il n'en a pas moins assuré que, pour lui, "être emprisonné le reste de sa vie ou mourir comme martyr pour son peuple était le plus grand honneur" et même "un devoir". Il a ensuite reconnu qu'au départ, il avait envisagé son opération comme "une attaque-suicide". Breivik a affirmé être prêt à réitérer son acte: "Oui je le ferais de nouveau".

Un juge écarté

La journée avait commencé par le renvoi d'un des trois juges issus de la société civile et qui assistent les deux magistrats professionnels. Thomas Indreboe a reconnu avoir réclamé la peine de mort pour Breivik juste après les attaques du 22 juillet.

Mardi, dès son arrivée dans le prétoire, Breivik a reproduit le geste de provocation déjà effectué la veille, adressant à l'assemblée un salut d'extrême-droite.

L'accusé plaide non-coupable. Le principal point d'interrogation du procès, qui devrait durer 10 semaines, porte sur sa santé mentale. Jugé pénalement irresponsable, il risque l'internement psychiatrique à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourra ensuite être prolongée aussi longtemps qu'il sera considéré comme dangereux.

ATS