Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Anders Behring Breivik a reconnu lundi la responsabilité du massacre commis le 22 juillet en Norvège. Il a toutefois refusé de plaider coupable lors de sa première comparution publique. Le juge l'a en outre empêché de s'adresser aux proches de ses victimes.

"Je reconnais les faits mais je ne reconnais pas de responsabilité péanale", a ajouté Anders Behring Breivik devant la cour, réunie à deux rues de distance seulement de l'attentat à la bombe commis cet été à Oslo.

"Je suis un commandant militaire du mouvement de résistance norvégien et des Templiers de Norvège", a déclaré d'une voix calme l'extrémiste de droite, avant de remettre en cause la légitimité de la cour. "Tu as été mandaté par ceux qui soutiennent le multiculturalisme. C'est une idéologie de haine qui veut la déconstruction de la société norvégienne", a-t-il lancé au juge.

Pas de tribune

Cette audience, la quatrième depuis son arrestation, a pour la première fois permis aux médias, aux survivants du double attentat et aux proches des victimes de l'entendre s'exprimer publiquement. A l'extérieur du tribunal, des manifestants ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Pas de tribune pour les fascistes".

Costume sombre, chemise blanche et cravate bleu clair, Behring Breivik, collier de barbe et mèche blonde plaquée sur le côté, a été éconduit par le juge Torkel Nesheim lorsqu'il a demandé à s'adresser aux familles et survivants "pendant cinq minutes".

Le magistrat a ensuite expliqué sa décision par le souhait de ne pas donner à Behring Breivik "une tribune ou l'occasion de (chercher à) justifier ses gestes".

Détention prolongée

Depuis le début, l'extrémiste recherche un maximum de publicité, considérant que le massacre lui permettrait d'attirer l'attention sur le manifeste de 1500 pages qu'il a diffusé sur internet juste avant de passer à l'acte.

Au terme de cette audience, le tribunal a décidé de maintenir l'extrémiste de 32 ans en détention provisoire pendant douze semaines supplémentaires, soit jusqu'au 6 février 2012.

ATS