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La Cour suprême norvégienne a rejeté mercredi l'appel d'Anders Behring Breivik contre la décision de le soumettre à une nouvelle expertise psychiatrique. L'auteur des attaques qui ont fait 77 morts le 22 juillet en Norvège avait été jugé psychotique et donc pénalement irresponsable.

La plus haute instance judiciaire norvégienne a rejeté l'argument des avocats de Behring Breivik pour qui le tribunal d'Oslo n'était pas habilité à demander de contre-expertise de l'extrémiste de droite avant son procès puisque l'accusation n'en avait pas fait la demande.

Face au tollé soulevé par une première expertise psychiatrique officielle, le tribunal d'Oslo avait ordonné une nouvelle évaluation de Behring Breivik le 13 janvier. Ni le Parquet ni la défense n'avaient demandé une telle contre-expertise, d'autant que la décision du tribunal s'appuyait, selon les avocats, sur des avis de spécialistes - divergents de la conclusion officielle - contenus dans des documents en principe couverts par le secret médical.

Observé de manière quasi-continue

Suite à la décision de la Cour suprême, les deux nouveaux experts psychiatres vont donc pouvoir étudier Breivik qui refuse de coopérer avec eux, mais dont la justice a ordonné la mise sous observation quasi-continue pour pouvoir analyser ses faits et gestes en vue de déterminer sa santé mentale.

Les experts doivent rendre leurs conclusions avant le 10 avril, soit six jours seulement avant l'ouverture du procès de l'auteur des pires attaques commises en Norvège depuis la Seconde Guerre mondiale. Si le premier diagnostic devait être confirmé, Breivik serait vraisemblablement passible d'un internement dans un établissement psychiatrique plutôt que d'une peine de prison.

Le 22 juillet, déguisé en policier, Behring Breivik avait fait feu pendant plus d'une heure sur un rassemblement de jeunes travaillistes sur l'île d'Utoeya, près d'Oslo, après avoir fait exploser une bombe près du siège du gouvernement norvégien. Ces attaques avaient fait 77 morts, dont de très nombreux adolescents.

ATS