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Anders Behring Breivik, qui avait posé "à la façon d'un body-builder" sur un cliché de la police, a expliqué mardi au tribunal d'Oslo avoir blagué "pour détendre l'atmosphère" juste après son arrestation sur l'île d'Utoeya. Il venait d'y abattre des dizaines de jeunes.

Durant le premier interrogatoire réalisé sur les lieux du massacre le 22 juillet 2011, M. Breivik, au départ réticent à se laisser photographier, avait posé en sous-vêtements "un peu à la façon d'un body-builder", a relaté le policier qui avait conduit l'audition.

"On m'avait ordonné d'enlever mes vêtements (...) J'ai tendu un peu les muscles à ce moment-là par blague pour détendre l'atmosphère", a déclaré l'extrémiste de droite au 35e jour de son procès. "J'ai essayé d'être marrant mais ce n'était pas marrant. Je dois faire mon autocritique là-dessus", a-t-il ajouté.

Santé mentale

Le 22 juillet, Anders Behring Breivik avait ouvert le feu sur des jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur Utoeya, faisant 69 morts, des adolescents pour la plupart. Juste auparavant, il avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, tuant huit autres personnes.

La santé mentale de l'extrémiste de 33 ans est au coeur de son procès. S'il est reconnu pénalement irresponsable, l'accusé risque l'internement psychiatrique, potentiellement à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée aussi longtemps qu'il sera jugé dangereux.

Les juges devront trancher cette question dans leur verdict attendu le 20 juillet ou le 24 août.

ATS