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La cathédrale Notre-Dame de Paris en quête de mécènes pour une restauration coûteuse (archives)

KEYSTONE/AP/REMY DE LA MAUVINIERE

(sda-ats)

Victime de la pollution, des intempéries et de l'usure du temps, la cathédrale Notre-Dame de Paris sonne l'alarme afin que des mécènes, notamment américains, se portent à son chevet. La liste des travaux à mener d'urgence s'allonge.

Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, l'un des monuments historiques les plus visités d'Europe (12 à 14 millions d'entrées par an), joyau de l'architecture gothique des XIIe au XIVe siècles, Notre-Dame de Paris domine l'île de la Cité.

Mais passé ce décor, des parties extérieures de l'édifice sont dans un état peu reluisant. Ici, des gargouilles, ces gouttières médiévales, ont perdu leur tête et arborent d'inélégants tuyaux en PVC pour l'évacuation des eaux. Là, une balustrade de pierre a disparu remplacée par une planche en bois. Là encore un pinacle est en ruine, la pierre a fondu à la façon d'une boule de glace, le montant d'un vitrail est rongé...

Restauration onéreuse

Dans les hauteurs, sous les arcs-boutants qui soutiennent la cathédrale, des éléments décoratifs qui se sont détachés ont été déposés par précaution et forment de petits cimetières de pierres.

La flèche dressée sur les quatre piliers du transept a besoin d'une coûteuse restauration. Impressionnante avec ses 93 mètres de haut et ses 250 tonnes de plomb, elle souffre de "problèmes de couverture, et la pluie risque d'attaquer la charpente", commente Marie-Hélène Didier, conservatrice générale du patrimoine.

"Nous ne sommes pas en situation de péril, on arrive au moins à parer au plus pressé", assure cette fonctionnaire. Mais "l'apport de mécènes privés nous permettrait d'accélérer les travaux", selon elle.

Cent millions d'euros sur 20 ans

L'Etat français, propriétaire de l'édifice, lui consacre deux millions d'euros par an. Il s'est engagé à verser un euro de subvention supplémentaire par euro de mécénat recueilli par la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris, dans la limite de 4 millions d'euros par an de contribution publique, aux termes d'un accord-cadre signé au début du mois de mai à l'Elysée.

Responsable de la communication de la cathédrale et amoureux de l'édifice dont il connaît le moindre recoin, André Finot s'est mis en tête de trouver de nouveaux mécènes. Il faut, au bas mot, 100 millions d'euros sur 20 ans, 150 sur 30 ans pour assumer les travaux.

D'où l'idée de chercher de l'argent ailleurs. Une fondation de droit américain, Friends of Notre-Dame de Paris, vient d'être créée pour toucher aux Etats-Unis un public "qui a la culture du don et est très attaché à ce monument", explique M. Finot.

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ATS