Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Ségolène Royal: "Ce problème a duré beaucoup trop longtemps".

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur français discutent en vue d'une évacuation du site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a affirmé lundi la ministre de l'Environnement. Ces conciliabules interviennent près la victoire du "oui" au référendum.

"Je crois que les discussions entre le Premier ministre (Manuel Valls) et le ministre de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve) ont commencé pour savoir comment ils allaient procéder", a déclaré Ségolène Royal sur RTL.

L'évacuation "a été promise par le Premier ministre. Ceux qui ont voté oui l'attendent", a-t-elle ajouté, estimant que cette décision "relevait de la compétence" de Manuel Valls.

"Ce problème a duré beaucoup trop longtemps", a encore dit la ministre, évoquant "trop de tensions, trop de violence, trop d'obstination de part et d'autre". "Il y a eu une consultation démocratique, maintenant la procédure doit se poursuivre", a-t-elle assuré.

Cosse opposée à la force

Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et ex-dirigeante d'EELV (Europe Ecologie - Les Verts), s'est montrée plus nuancée.

"Nous sommes nombreux à être opposés à ce projet. Je l'étais quand je n'étais pas ministre, je le suis encore aujourd'hui. Maintenant, ce que j'ai toujours prôné, c'est qu'il y ait des évolutions, y compris qu'on sorte des blocages. Cette consultation le permet", a-t-elle déclaré.

"Il faut que tout le monde reste très calme parce que j'ai entendu ce matin des déclarations très véhémentes sur le sujet et ce n'est pas par la violence qu'on règlera la situation. Il faut que de toute façon les choses rentrent dans l'ordre au fur et à mesure. Et en effet, il y a un moment où se posera la question du maintien des zadistes dans la zone".

"La question de la mobilisation des forces de l'ordre sur le sujet n'est pas vraiment d'actualité. Il y a des besoins actuellement qui sont sur d'autres sujets un peu plus graves".

ATS