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Les zadistes avaient appelé "tous ceux qui le peuvent à se rendre sur place dès l'aube" mardi "pour faire obstacle" aux forces de l'ordre.

KEYSTONE/EPA/THIBAULT VANDERMERSCH

(sda-ats)

Des heurts violents ont éclaté mardi entre occupants illégaux de terrains à Notre-Dame-des-Landes et les forces de l'ordre. Ces dernières ont entamé la destruction de lieux de vie ou de projets agricoles parfois implantés de longue date sur le site.

Près de trois mois après l'abandon d'un projet d'aéroport dans la région, le gouvernement a lancé lundi une opération massive d'expulsion des militants ayant élu domicile dans une zone d'aménagement différé ("ZAD") rebaptisée "zone à défendre" par les opposants).

Lundi, au premier jour de l'opération, "ils (les gendarmes, ndlr) ont détruit la bergerie des 100 noms. Aujourd'hui, ils sont en train d'attaquer d'autres lieux agricoles, ils attaquent tous les projets agricoles contrairement à ce qu'ils avaient dit", a considéré Sarah, expulsée lundi du lieu-dit "Les 100 noms".

Trentaine d'opposants blessés

Au deuxième jour de cette opération massive destinée à déloger les occupants, les affrontements se sont durcis avec "au plus fort de la journée" en face des gendarmes "350 opposants violents, équipés et déterminés à l'affrontement", selon le patron de la gendarmerie, le général Richard Lizurey, sur BFM.

Dix gendarmes et un opposant ont été blessés, selon la préfète de la région Pays de la Loire Nicole Klein. Selon l'équipe médicale des zadistes, une trentaine d'opposants ont été blessés, dont deux blessés graves hospitalisés.

Les heurts ont commencé vers 07h30, un peu plus d'une heure après la reprise des opérations. Les gendarmes ont lancé plusieurs grenades assourdissantes et tiré des gaz lacrymogènes. Les opposants ont répondu par des jets de projectiles, des cocktails Molotov et des tirs de fusées. Les gendarmes ont riposté, notamment avec cinq tirs de lanceurs de balles de défense, selon une source proche du dossier.

En début de soirée, des affrontements continuaient encore près de la D281, aux Fosses noires, avec des tirs en continu de grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Aux "100 noms", détruit lundi, une vingtaine de zadistes récupéraient ce qui pouvait l'être dans les débris de leur maison: photos, linge, livres, meubles, etc.

"Zone de non droit"

"Nous voulons récupérer les terrains pour que des projets agricoles puissent s'y développer, nous le faisons avec beaucoup de maîtrise dans l'emploi de la force mais aussi avec beaucoup de résolution, beaucoup de fermeté", a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe en fin de journée. Le 17 janvier, lorsqu'il a mis fin au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, il s'était engagé à éradiquer la "zone de non droit" que constituait la Zad.

L'intervention pourrait "durer jusqu'à la fin de la semaine", a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Cette opération de grande ampleur prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. Les forces de l'ordre seront déployées "le temps de s'assurer que la phase de stabilisation soit bien entamée", que "la déconstruction ait lieu et que le déblaiement de cette zone soit mis en oeuvre", a insisté le général Lizurey.

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ATS