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Nouveau "coup" des insurgés, Moscou ne craint pas les sanctions

Ce contenu a été publié le 28 avril 2014 - 16:39
(Keystone-ATS)

Des insurgés armés pro-Russes se sont emparés lundi de la mairie de Kostiantynivka, ville de 80'000 habitants située à 70 km au nord de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. L'Occident a parallèlement étendu ses sanctions contre le Kremlin, qui reste confiant.

Le siège de la mairie a été mené par les mystérieux "hommes verts". Kiev les accuse de faire partie des forces spéciales russes, ce que Moscou dément. Devant le bâtiment, sur lequel a été hissé un drapeau de la "république de Donetsk", des militants s'activaient à construire des barricades.

Les Etats-Unis ont imposé lundi des sanctions contre sept responsables et 17 entreprises russes, jugés proches du président Vladimir Poutine, en raison de l'attitude de la Russie à l'égard de l'Ukraine. L'UE va ajouter quinze noms de responsables russes et ukrainiens pro-russes à sa liste des personnes sanctionnées.

Les personnes visées par Washington, dont l'identité n'a pas été dévoilée, sont notamment frappées par un gel des avoirs et une interdiction de visa pour se rendre aux Etats-Unis. Parmi elles figurent deux membres du premier cercle de Vladimir Poutine.

Ecoeurement

de Moscou

Les Etats-Unis vont aussi rejeter toute demande d'autorisation d'exporter des équipements de haute technologie susceptibles de renforcer les capacités militaires de la Russie.

La Russie a exprimé son "écoeurement" face aux sanctions annoncées par les Etats-Unis, et "va y répondre". Pour le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, l'initiative américaine démontre "une absence totale de compréhension de la part de nos collègues à Washington au sujet de ce qui se passe en Ukraine".

"Bien sûr, nous allons répondre" à ces sanctions, a ajouté M. Riabkov. "Nous sommes certains que cette réponse aura un effet douloureux pour Washington", a-t-il déclaré.

Vladimir Poutine a pour sa part affirmé que la Russie serait à même de remplacer par sa propre production les éventuelles importations de matériel de défense qu'elle n'obtiendrait pas en raison de la crise ukrainienne.

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