Des dents et fragments de mâchoire qui se trouvaient depuis un siècle au Musée d'histoire naturelle de Bâle ont permis d'identifier un nouveau genre de mammifères carnivores préhistoriques. Ce hyaenodontidé vivait en Europe il y a 44 millions d'années.

Les hyaenodontidés sont une famille disparue de mammifères dont la dentition ressemblait à celles des hyènes modernes. Les fragments fossiles avaient été retrouvés à Egerkingen (SO) entre 1912 et 1922, a indiqué le musée bâlois vendredi dans un communiqué.

Selon cette étude publiée dans la revue Acta Palaeontologica Polonica, ce prédateur était le plus gros mammifère carnivore d'Europe, avec une trentaine de kilos pour un mètre de longueur. Jusqu'ici, seuls des exemplaires ne dépassant pas 20 kilos pour 70 centimètres avaient été répertoriés.

L'étude de Bastien Mennecart, du musée bâlois, et de Floréal Solé, de l'Institut royal belge des sciences naturelles, montre qu'il s'agit d'un nouveau genre et d'une nouvelle espèce. Ce prédateur pouvait s'attaquer selon eux à des proies plus grandes que lui, ce qui n'était pas le cas des autres mammifères carnivores connus.

L'arbre généalogique des hyaenodontidés s'enrichit donc d'un nouveau taxon baptisé Cartierodon egerkingensis. L'animal doit son nom à Robert Cartier, prêtre et collectionneur de fossiles soleurois du 19e siècle, au suffixe tiré du grec ancien -odon (dent) et au lieu de la trouvaille, Egerkingen.

Les riches collections de Robert Cartier avaient été acquises par le Musée d'histoire naturelle de Bâle. Une chercheuse qui a travaillé au musée dans les années 1970 avait écrit le nom Cartierodon egerkingensis sur certains échantillons, probablement dans l'idée d'une publication, soulignent les auteurs qui entendent ainsi lui rendre un hommage tardif.

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