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L'aviation turque a bombardé des positions des rebelles kurdes dans le sud-est de la Turquie mardi, a rapporté l'agence de presse Dogan. Ces raids ont suivi de quelques heures la mort de deux soldats turcs, tués par une mine télécommandée dans une province voisine.

Des F-16 de l'armée de l'air turque ont mené pendant 35 minutes un raid contre des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à Daglica, dans la province d'Hakkari, proche de la frontière irakienne.

Peu de temps auparavant, deux soldats avaient été tués par l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule dans la province de Sirnak, ont rapporté des responsables des services de sécurité, qui ont imputé l'attaque au PKK. Deux autres militaires ont été blessés.

Avec ce nouvel attentat attribué au PKK, au moins 19 membres des forces de l'ordre ont été tués depuis la fin de la trêve il y a deux semaines entre la rébellion et Ankara. L'armée affirme de son côté avoir tué plus de 260 combattants dans des bombardements quotidiens contre les bases rebelles du PKK du nord de l'Irak.

Sabotage

Par ailleurs, le gazoduc Shah Deniz, entre l'Azerbaïdjan et l'est de la Turquie, a été la cible d'un sabotage dans la province de Posof, près de la frontière avec la Géorgie. "Un incendie s'est déclaré sur le gazoduc entre Bakou et Erzurum", a indiqué Günay Özdemir, gouverneur de la province de Kars. L'acheminement du pétrole était déjà interrompu pour maintenance, a déclaré un responsable du secteur pétrolier.

Des actes de sabotage de ce type se multiplient depuis la reprise des violences entre le PKK et les forces de l'ordre, qui ont mis fin à une accalmie de trois ans.

Un attentat survenu le 20 juillet à Suruç (sud), qui a fait 32 morts parmi de jeunes militants kurdes, a déclenché un cycle de représailles entre la guérilla et l'armée turque, celle-ci étant accusée de ne pas avoir protégé la population locale.

L'UE très préoccupée

L'Union européenne s'est dite mardi "très préoccupée" par les violences entre l'armée turque et le PKK. Elle a demandé que la réaction contre le terrorisme "soit proportionnée" et ne mette pas en danger le dialogue politique démocratique dans le pays.

"L'UE reconnaît que la Turquie a le droit de prévenir et de réagir à toute forme de terrorisme, qui doit être condamné sans ambiguïté. La réponse doit toutefois être proportionnée,", a averti le commissaire européen à l'Elargissement, Johannes Hahn, lors d'un entretien avec le ministre turc aux Affaires européennes Volkan Bozkir.

ATS