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Aux jets de pierres de certains manifestants, la police vénézuélienne, qui leur barrait le chemin sur une autoroute menant au centre-ville, répondait par des gaz lacrymogènes.

KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ

(sda-ats)

Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro était à Cuba lundi pour chercher le soutien de pays amis face à la pression internationale et de la rue. De nouvelles manifestations émaillées d'incidents ont eu lieu à Caracas.

Des heurts avec les forces de l'ordre ont éclaté environ deux heures après le début de la mobilisation de centaines d'antichavistes (du nom de l'ancien président Hugo Chavez, 1999-2013).

Aux jets de pierres de certains manifestants, la police, qui leur barrait le chemin sur une autoroute menant au centre-ville, répondait par des gaz lacrymogènes. "C'est un duel de résistance: pour voir qui se fatigue le premier, nous de lutter ou eux de nous réprimer", a déclaré à l'AFP Freddy Guevara, vice-président du Parlement, contrôlé par l'opposition depuis fin 2015.

"Le peuple du Venezuela a décidé de descendre dans la rue et n'en partira que lorsqu'il sera libre", a prévenu lundi dans un communiqué la MUD (Table pour l'unité démocratique), vaste coalition qui rassemble les opposants au chef de l'Etat.

Mobiliser

Depuis le début du mois d'avril, il s'agit de la cinquième manifestation des antichavistes. Ces derniers souhaitent mobiliser la population, étranglée par la crise économique de ce pays pétrolier ébranlé par la chute des cours du brut.

Après avoir réussi en 2016 à rassembler des centaines de milliers de manifestants, l'opposition a peiné ces derniers mois à mobiliser les habitants, découragés et plutôt accaparés par les soucis du quotidien.

Mais au-delà du nombre, limité pour le moment (quelque 10'000 personnes jeudi et 4000 samedi), c'est le tour violent des manifestations qui inquiète. L'Union européenne a ainsi fait part de sa préoccupation face à "l'escalade des tensions".

Au Venezuela, la pénurie frappe 68% des produits basiques et l'inflation y est incontrôlable (1,660% fin 2017, prédit le FMI). Les files d'attente devant les supermarchés, les pharmacies ou les boulangeries sont devenues quotidiennes.

Critiques internationales

"Nous voulons des élections (....) il doit y en avoir au Venezuela", a déclaré à l'AFP Alejandro Navas, étudiant en Droit.

Les antichavistes sont très en colère après la sanction infligée vendredi à l'un de leurs leaders, Henrique Capriles, principal rival de Nicolas Maduro qui l'avait battu de peu lors de la présidentielle de 2013, déclaré inéligible pour 15 ans. De nombreux pays, de l'Espagne à l'Argentine, en passant par la Colombie, le Mexique, le Brésil et le Pérou, ont critiqué cette décision.

La situation s'était déjà enflammée ces derniers jours quand la Cour suprême, réputée proche du président Maduro, s'était brièvement arrogé les pouvoirs du Parlement, déclenchant un tollé diplomatique qui l'a poussée à faire machine arrière 48 heures plus tard.

Pendant ce temps, le chef de l'Etat participait lundi à Cuba à une réunion de pays amis de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba) convoquée pour apporter leur soutien au leader socialiste vénézuélien. Lancée par Hugo Chavez et Fidel Castro en 2005, l'Alba rassemble l'Équateur, le Venezuela, Cuba, la Bolivie, le Nicaragua et plusieurs petits pays des Antilles, mais a considérablement perdu de son influence ces dernières années.

Un mort

Samedi, des heurts avec les forces de l'ordre avaient déjà éclaté à Caracas lors d'une manifestation qui a rassemblé des milliers d'opposants. Jeudi dernier, un jeune homme de 19 ans avait été tué d'une balle en pleine poitrine, 19 personnes blessés et 30 autres interpellées lors de manifestations de l'opposition émaillées d'affrontements avec la police. Un policier accusé d'avoir tiré sur le manifestant a été arrêté.

L'opposition a déjà annoncé que la prochaine mobilisation aura lieu le 19 avril. Il s'agira, selon le dirigeant de l'opposition Freddy Guevara, de la "mère de toutes les manifestations".

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ATS