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La "traçabilité" des victimes est un problème crucial lors de catastrophes. Pour le surmonter, l'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) a développé un nouvel outil informatique présenté jeudi à la presse.

Les attentats terroristes à Paris et Bruxelles l'ont cruellement rappelé: identifier les victimes d'une catastrophe majeure et donner à leurs proches des informations sur leur état, leur localisation et leur suivi est très difficile. "C'est un problème partout dans le monde", a souligné Jean-Marc Bellagamba, directeur de l'OCVS.

Conscients de la difficulté qu'ils vivent de l'intérieur, deux ambulanciers informaticiens valaisans ont créé ALMA, contraction de leur prénom Alexandre (Briguet) et Mathieu (Brocas). Cette application informatique permet de gérer la gestion administrative des victimes.

Photo et code QR

Concrètement, le visage du patient est photographié et tous les stades de sa prise en charge sont enregistrés via un code QR. Les différents intervenants, tels que police, pompiers ou sanitaires, connaissent ainsi en temps réel l'évolution du nombre de victimes, leurs paramètres médicaux et leur localisation.

Via l'application informatique, les intervenants ont aussi une vision globale du site sur lequel se passe la catastrophe, du nombre d'intervenants et du matériel sur place. Tout ceci constitue "un pas de géant" par rapport à ce qui se fait actuellement, a souligné Jean-Marc Bellagamba.

Aujourd'hui, les secours disposent d'une fiche SAP (système d'acheminement des patients) qu'ils accrochent autour du cou de la victime, et qui, dans l'urgence, est à moitié remplie. Les échanges d'informations se font via des téléphones ou des radios très rapidement "saturés". "Tout cela n'est pas satisfaisant", indique le directeur de l'OCVS.

100'000 francs environ

Concocté durant une année, ALMA sera prêt à l'emploi d'ici l'automne prochain. Il sera utilisé pour toutes les catastrophes qui nécessitent aujourd'hui l'utilisation de fiches SAP, soit dix à vingt fois par année en Valais, estime Jean-Marc Bellagamba.

L'OCVS a investi 100'000 francs environ pour le développement d'ALMA. "A notre connaissance, il n'existe pas d'outil semblable et de cette qualité en Suisse et à l'étranger." Présenté jeudi dans le cadre de la journée des centrales 144 en Suisse, le directeur de l'OCVS "n'ose pas imaginer qu'il ne retienne pas l'intérêt d'autres cantons".

ATS