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L'association, smarter medicine, va donner un nouvel élan à la campagne contre la surmédicalisation. Cette initiative est portée notamment par la SSMIG et sa présidente Bernadette Häfliger (tout à gauche) et l'ASSM et son président Daniel Scheidegger (2e depuis la droite).

SSMIG

(sda-ats)

La lutte contre la surmédicalisation n'a pas vraiment décollé en Suisse contrairement à d'autres pays. Pour relancer la sensibilisation du public, des organisations médicales, de patients et de consommateurs ont créé lundi à Berne une faîtière "smarter medicine".

L'idée qui sous-tend cette nouvelle campagne est qu'en médecine et pour certains traitements, en faire moins peut parfois signifier plus de qualité de vie pour les personnes concernées. Elle implique de définir cinq mesures médicales que médecins et patients devraient discuter avant tout traitement.

Actuellement, il existe deux listes "Top 5" ou "smarter medicine" dans le domaine ambulatoire et dans celui de l'hospitalier. Deux autres listes vont s'y ajouter, l'une pour la gériatrie et l'autre en médecine intensive, a indiqué la Société suisse de médecine interne générale (SSMIG).

Depuis plusieurs années

C'est l'Académie Suisse des sciences médicales (ASSM) qui a diffusé l'initiative "Choosing Wisely" lancée en 2011. Celle-ci a pour but non seulement de déboucher sur des "décisions judicieuses en termes de traitement, mais aussi d'encourager une franche discussion entre le corps médical, les patients et le public". Cette réflexion a suscité un vif intérêt de la SSMIG.

Mais au vu du succès limité remporté par la campagne smarter medicine lancée il y a trois ans déjà en Suisse, l'ASSM et la SSMIG ont décidé de créer un mouvement plus vaste. Aujourd'hui, la nouvelle association inclut la Fédération suisse des Associations professionnelles du domaine de la santé (fsas), la Fédération des Patients de Suisse (FSP) ainsi que les trois associations de consommateurs de Suisse, dont la FRC.

Viser la qualité

Pour les fondateurs, il est primordial que la campagne ne soit pas accaparée par l'économie de la santé. Le concept de smarter medicine est une étape essentielle vers plus de crédibilité pour des soins de qualité, selon Erika Ziltener, présidente de la FSP. Pour elle, spécialistes et médecins ont trop peu haussé le ton pour inverser la tendance vers des soins inappropriés.

L'association entend encourager d'autres disciplines de la santé à dresser leur propre liste de cinq premières mesures médicales généralement inutiles. Elle souhaite renforcer le caractère contraignant des recommandations et mieux informer patients et assurés. Pour elle, il faudrait surtout initier un débat public sur la question.

ATS

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