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L'Association suisse de l'industrie gazière mise sur le biogaz et son potentiel de vente. La branche lance une nouvelle croisade pour faire reconnaître au gaz naturel issu de déchets verts le statut d'énergie renouvelable pour le chauffage des bâtiments résidentiels.

Le modèle de prescriptions énergétiques des cantons (MoPEC 2014), adopté en janvier dernier par la Conférence des directeurs cantonaux de l’énergie, fait obstacle aux solutions novatrices, a martelé le président de l'Association suisse de l'industrie gazière (ASIG), Michel Schmid, jeudi devant la presse à Zurich. Les MoPEC posent la base des normes de construction et de rénovation.

En particulier, ladite règle 80/20 exige que la part des énergies non renouvelables servant à couvrir les besoins en énergie ne dépasse pas 80%. L'utilisation de gaz naturel avec 20% de biogaz pourrait être une solution pour respecter plus facilement cette exigence, selon l'ASIG.

Tandis que la qualité de "renouvelable" est admise au niveau fédéral pour le biogaz utilisé comme carburant, ce n'est pas le cas quand il sert au chauffage. Pour des questions d'approvisionnement et de coûts de mise en oeuvre, les directeurs cantonaux de l'énergie y voient un problème.

Révisions cantonales

L'ASIG espère que les cantons vont corriger le tir au moment de transposer les MoPEC dans leurs législations respectives. Ses représentants proposent par exemple d'introduire une obligation de fourniture en biogaz dans les permis de construire.

Les distributeurs de gaz naturel épinglent également la réglementation douanière. Comme celle-ci ne reconnaît pas le biogaz importé comme énergie renouvelable, il tombe sous le coup de la taxe sur le CO2, même si sa contribution aux émissions reste réduite.

En attendant, en 2014, la consommation de biogaz a doublé en Suisse en l'espace de cinq ans pour atteindre 213 Gigawatts-heure l'an passé. En 2014, les seules ventes de production indigène ont crû de 28% à 124 GWh.

ATS