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La précédente grève des pilotes, lancée au début de l'Euro de foot, avait conduit à l'annulation de 20% des vols en moyenne (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Les pilotes d'Air France sont de nouveau appelés à faire grève du 24 au 27 juin inclus. Ce mouvement vise à défendre l'emploi et leurs rémunérations, ont annoncé vendredi les syndicats SNPL, Spaf et Alter (non représentatif) dans un communiqué.

Les trois organisations estiment que la direction d'Air France n'a formulé que "de très vagues promesses" pendant les négociations menées lors de la précédente grève, du 11 au 14 juin. Ce mouvement social avait conduit à l'annulation de 20% des vols en moyenne. La direction avait recensé chaque jour un quart de grévistes, les syndicats évoquant de leur côté "sept pilotes sur dix" en grève.

La prochaine grève débutera vendredi 24 juin à 00H01 pour se terminer lundi 27 à 23H59, a précisé à l'AFP Grégoire Aplincourt, président du Spaf (21% des voix pilotes). D'après lui, le syndicat majoritaire SNPL (65%) et Alter (9,85%) appellent de nouveau à une grève par plages horaires, et non par journée entière comme le Spaf.

"Suicide industriel"

Les représentants des pilotes réclament des garanties sur l'activité de la compagnie Air France, en perte de vitesse, selon eux, par rapport aux autres composantes du groupe Air France-KLM (Transavia, Hop! et KLM). Les grévistes s'opposent également à la modification de certaines règles de rémunération, décidée par la direction au 1er juin et qui entraînera, selon le SNPL, une "baisse de salaire de 5%".

Dans leur communiqué, les syndicats dénoncent "une stratégie résolument contraire aux intérêts de la compagnie et de la France", "un véritable suicide industriel et commercial".

De son côté, la direction d'Air-France dit "déplorer ce nouveau préavis de grève". Elle dénonce des "exigences déraisonnables", incompatibles "avec la gestion responsable d'une entreprise", et un "calendrier qui suscite l'incompréhension totale dans l'ensemble du groupe".

Elle estime que ces exigences "vont à l'encontre des objectifs mis en avant par les syndicats des pilotes eux-mêmes, à savoir la croissance" et dénonce une "attitude irresponsable et désinvolte" de la direction du SNPL vis-à-vis des salariés, rappelant que la grève du 11 au 14 juin a généré "des pertes de 40 millions d'euros".

ATS