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Les militaires doivent aussi dégager les voies de circulation. Des trafiquants ont en effet posé en travers des rues de lourds obstacles, parfois avec du béton, pour empêcher le mouvement des forces de sécurité dans la grande favela (image d'illustration/archives).

KEYSTONE/AP/LEO CORREA

(sda-ats)

Les forces de sécurité brésiliennes ont lancé mercredi une opération dans une favela de Rio. C'est leur troisième intervention depuis que le président Michel Temer a signé un décret transférant à l'armée le commandement de ces opérations contre le crime organisé.

Une opération "a été déclenchée (à) Vila Kennedy, dans la Zone ouest de Rio de Janeiro (...) avec 900 hommes des Forces armées soutenus par des blindés, des aéronefs et avec des équipements lourds d'ingénierie", a annoncé dans un communiqué le commandant conjoint des forces de sécurité. L'opération "comporte le bouclage d'accès à la zone" et peut aussi impliquer dans l'espace aérien "des restrictions des vols des avions civils".

Les militaires doivent aussi dégager les voies de circulation. Des trafiquants ont en effet posé en travers des rues de lourds obstacles, parfois avec du béton, pour empêcher le mouvement des forces de sécurité dans la grande favela.

Police corrompue

"Quand l'armée est ici, la situation est plus tranquille, mais dès qu'ils s'en vont, c'est l'enfer à nouveau", dit Rosanne Pinheiro, vendeuse de journaux. "Ils devraient avoir d'autres priorités, améliorer l'éducation pour que les gamins ne voient pas le trafic comme seule issue".

Pour Mauriceia Alves, femme au foyer, la police est corrompue et est donc inopérante: "Les policiers prennent presque tous de l'argent du trafic. Quand l'armée est ici, on se sent en sécurité mais ils devraient être ici tous les jours, pas juste de temps en temps". Des jeunes de la favela ont refusé de parler par crainte des représailles des narcotrafiquants.

Opérations vaines

Il s'agit de la troisième intervention de l'armée depuis le décret signé à la mi-février par le président Temer lui confiant le commandement des opérations pour éradiquer "la métastase" de la violence due au crime organisé qui ronge particulièrement Rio depuis la fin des Jeux olympiques de l'été 2016.

Cette décision a été critiquée par les défenseurs des droits de l'Homme qui redoutent que la population des favelas ne subisse des abus lors de ces opérations coup de poing. Elle a été prise alors que l'envoi en renfort en juillet dernier de quelque 8500 militaires en appui des forces de police totalement dépassées n'a pas porté ses fruits.

Une douzaine d'opérations ont été menées ces derniers mois avec ces renforts qui ont permis d'arrêter plus de 260 personnes et de saisir armes et stupéfiants. Sans pour autant endiguer la violence qui fait un nombre croissant de victimes tous les mois à Rio.

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ATS