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Des unités spéciales de l'armée irakienne samedi lors de leur intervention à l'université de Mossoul.

KEYSTONE/AP/KHALID MOHAMMED

(sda-ats)

De violents affrontements ont éclaté samedi sur le campus de l'université de Mossoul, entre des unités spéciales de l'armée irakienne et les djihadistes de l'Etat islamique (EI). Ces heurts ont lieu pour la deuxième journée consécutive.

"Nous avons pénétré dans l'université et dégagé l'institut de technologie, ainsi que les départements d'études dentaires et des antiquités", a déclaré le lieutenant Abdelwahab al Saadi, du Service du contre-terroriste (CTS). En début de soirée, un commandant du CTS a affirmé: "Nous pouvons dire que l'université a été libérée".

Les forces irakiennes ont découvert sur les lieux des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes, a dit un autre officier, Sami al Aridhi. Selon les Nations unies, les djihadistes se sont emparés dans l'université de matériaux nucléaires destinés à la recherche scientifique, lors de la chute de Mossoul à la mi-2014.

L'Etat islamique a par ailleurs déjà utilisé du gaz moutarde lors de plusieurs attaques, en Irak et en Syrie, selon des habitants, des ONG des droits de l'homme et les autorités américaines.

Victoire stratégique

A Mossoul, la reprise de l'université est un gain stratégique essentiel. Cela permettra aux forces spéciales irakiennes de progresser plus vite en direction du Tigre, d'où elles pourraient ensuite lancer des attaques contre la partie ouest de la ville, toujours aux mains de l'EI.

Le général Taleb Cheghati al-Kenani, commandant en chef des CTS, a affirmé que la reprise totale de la partie est de Mossoul se ferait dans les dix jours. Les forces irakiennes ont reconquis 85% de la partie Est de la ville, a-t-il assuré à la chaîne gouvernementale Iraqiya, s'exprimant depuis l'université.

Raid aérien

Des civils - peut-être jusqu'à 30 - ont péri jeudi dans un raid aérien qui a visé un quartier de Mossoul aux mains de l'EI, ont déclaré vendredi soir des habitants. Ces habitants ont dit avoir vu au moins trois missiles frapper le quartier d'Al Djadida, dans la partie ouest.

Dans le sud-est de Mossoul, la police irakienne, soutenue par les avions de la coalition et la 9e division blindée, ont repris une bonne partie de bords du Tigre. Selon un communiqué militaire, la police fédérale a également repris le contrôle de l'autoroute qui va de Mossoul à Kirkouk, au sud-est.

Lors du lancement de l'offensive, à la mi-octobre, le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi avait souhaité que la métropole du Nord soit reprise avant la fin de l'année. Il a jugé en décembre que trois mois seraient encore nécessaires.

ATS

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