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Les manifestants protestaient également contre un projet de réforme des retraites hautement impopulaire et contre la vague de privatisations annoncée récemment par le gouvernement du président conservateur Michel Temer.

KEYSTONE/EPA EFE/MARCELO SAYAO

(sda-ats)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi dans les plus grandes villes du Brésil, comme Sao Paulo et Rio de Janeiro. Elles protestaient contre les mesures d'austérité du gouvernement, notamment la nouvelle loi travail qui entre en vigueur samedi.

Les manifestants protestaient également contre un projet de réforme des retraites hautement impopulaire et contre la vague de privatisations annoncée récemment par le gouvernement du président conservateur Michel Temer. Ils répondaient à l'appel des principaux syndicats du pays.

À Sao Paulo, près de 10'000 personnes se sont retrouvées dans la matinée autour de la Place de Sé, dans le centre de la capitale économique du Brésil, a constaté un photographe de l'AFP. La manifestation de Rio, qui a débuté en milieu d'après-midi, a aussi réuni plusieurs milliers de personnes, près de l'église de Candelaria, à l'intersection des deux artères du centre-ville.

En début de matinée, un groupe de manifestants a incendié un véhicule sur un pont reliant Rio à Niteroi, de l'autre côté de la baie de Guanabara, provoquant des embouteillages de plus de 10 km, selon le site d'information G1.

D'autres journées de mobilisation anti-austérité ont eu lieu ces derniers mois, y compris un appel à la grève générale en avril, mais avec une adhésion relativement faible.

"Il faut empêcher la destruction de notre pays, la perte des acquis sociaux et les menaces contre la démocratie", a affirmé Telma de Barros, enseignante de 57 ans qui manifestait sur la place de Sé, à Sao Paulo.

Déficit budgétaire

Le gouvernement Temer a lancé l'an dernier une série de mesures d'austérité pour combler un déficit budgétaire astronomique et relancer une économie marquée par deux années de suite de récession.

La nouvelle loi travail, approuvée par le Sénat en juillet, prévoit notamment des contrats plus flexibles et donne la priorité aux accords d'entreprises sur les conventions collectives.

Le gouvernement tente à présent de faire adopter une réforme ayant pour but de relever l'âge minimum des départs à la retraite et d'allonger la durée de cotisations pour pouvoir bénéficier de pensions à taux plein.

"Il n'y a aucun problème avec le régime actuel, mais le gouvernement est en train d'inventer des raisons pour le modifier, au détriment des travailleurs. Le peuple paie toujours la note", s'est insurgé Júlio Telmo, manifestant de 45 ans.

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ATS