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L'ancien chef de file de l'opposition cambodgienne Sam Rainsy a été condamné par contumace à 20 mois supplémentaires de prison pour diffamation (archives).

KEYSTONE/EPA/MAK REMISSA

(sda-ats)

L'ancien chef de file de l'opposition cambodgienne Sam Rainsy, qui vit en exil, a été condamné jeudi par contumace à 20 mois supplémentaires de prison pour diffamation. Ils s'ajoutent à une peine de cinq ans précédemment rendue contre lui.

L'opposition accuse le Premier ministre, Hun Sen, de recourir à l'accusation de diffamation et à d'autres procédures pour marginaliser ses adversaires à l'approche des élections locales du mois de juin et des élections législatives de l'année prochaine.

Les dernières poursuites en date contre Sam Rainsy ont été engagées par Hun Sen lui-même, à propos d'une interview radiophonique dans laquelle l'opposant avait déclaré que les "autorités de l'Etat" étaient responsables de la mort, le 10 juillet dernier, de l'opposant, Kem Ley.

Un individu a été condamné à une peine de prison la semaine dernière après avoir avoué le meurtre de Kem Ley, mais les ONG des droits de l'homme et la famille du militant affirment que nombre de questions demeurent sans réponse dans cette affaire.

Sam Rainsy a démissionné en février de la direction du Parti du sauvetage national du Cambodge, face au risque de voir interdire une formation politique dont le dirigeant a été reconnu coupable d'un délit.

ATS

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