Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les nappes de carburant échappées d'un porte-conteneurs libérien échoué dans une des baies les plus réputées de Nouvelle-Zélande ont atteint lundi la côte. En parallèle les secours accéléraient leurs activités avant l'arrivée annoncée d'une tempête.

Des boulettes de pétrole, de la taille de la paume, ont été retrouvées sur la plage de Mont Maunganui, une destination touristique de la baie de Plenty, sur l'île du Nord, a indiqué Maritime New Zealand (MNZ), l'autorité chargée d'assurer la sécurité des personnes et de l'environnement en mer.

Le porte-conteneurs Rena, d'une capacité de 47'000 tonnes, s'est échoué mercredi dernier sur le récif Astrolabe, réputé pour la richesse de sa faune et de sa flore, à 22 km au large de la ville de Tauranga (île du Nord). Les autorités craignent qu'en cas de rupture de la coque, la Nouvelle-Zélande connaisse sa pire marée noire depuis des décennies.

Les nappes de carburant échappées du bateau ont déjà provoqué la mort de nombreux oiseaux marins. Des manchots et des cormorans sont traités dans des centres de soins pour animaux. Maritime New Zealand a fait état d'informations non confirmées selon lesquelles des phoques couverts de pétrole avaient été aperçus dans la baie.

Travail dans l'urgence

Les équipes de secours tentaient lundi matin de sécuriser le bateau, avant l'arrivée prévue d'une tempête dans la soirée. Quelque 1700 tonnes de fioul lourd menacent de s'échapper dans la mer.

"Nous gardons un oeil attentif sur les prévisions météo et sur la structure de la coque", a déclaré à Radio New Zealand Bruce Anderson, un des responsables de MNZ. "Il y a un vrai risque de gros dégâts et nous ne nous faisons aucune illusion. C'est pourquoi nous travaillons 24h/24 pour enlever le carburant" du navire.

Les services météo prévoient une tempête dans la baie de Plenty lundi soir, avec des pluies violentes et des vents atteignant 90 km/heure. La position du Rena, dont un côté est fiché dans le récif complique les opérations de sauvetage.

ATS