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La police israélienne a arrêté 21 Palestiniens à Jérusalem-Est occupée et annexée durant la nuit de dimanche à lundi. Elle a aussi mobilisé des milliers d'hommes dans la Ville sainte à la veille de Yom Kippour, fête juive du Grand Pardon.

Alors que le Nouvel an juif il y a une semaine a donné lieu à des manifestations et des heurts sur et autour de l'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem, la police israélienne a indiqué que "des milliers de policiers et de gardes-frontières seraient déployés à Jérusalem dès mardi matin pour Kippour.

Ils resteront mobilisés jusqu'au lendemain soir, mercredi marquant le début de l'Aïd al-Adha, la fête la plus importante du calendrier musulman, qui se termine dimanche.

Ce déploiement est prévu car "des milliers de juifs vont se rendre au mur des Lamentations" pour Kippour en contrebas de l'esplanade des Mosquées. Les Palestiniens s'alarment de la recrudescence des visites de juifs sur le troisième lieu saint de l'islam que les juifs révèrent comme le Mont du Temple, leur site le plus sacré.

Dès lundi soir, a prévenu la police, la circulation sera interdite aux abords de la Vieille ville. Des postes de contrôle seront disséminés aux alentours.

Violences redoutées

Cette nouvelle fête juive fait craindre des violences. Des affrontements ont secoué la Vieille ville de Jérusalem de dimanche à mardi, avant de reprendre vendredi en s'étendant à la Cisjordanie occupée puis de se poursuivre de façon sporadique dans la Ville sainte.

Vendredi et samedi, la police et l'armée ont arrêté 39 Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Dans la nuit de dimanche à lundi, ils en ont arrêté 21 supplémentaires à Jérusalem-Est pour "troubles à l'ordre public" liés aux "événements de l'esplanade des Mosquées", a indiqué la police.

Graffitis en hébreu

Par ailleurs, la police a annoncé avoir découvert dans un tunnel proche de Kiryat Yéarim, localité israélienne proche de Jérusalem, des graffitis en hébreu. Ceux-ci proclament "Mort aux Arabes" et "Prix à payer", la signature d'extrémistes juifs.

Ces derniers s'en prenant aux Palestiniens, aux Arabes israéliens, aux lieux de culte chrétiens et musulmans. Ils agissent en représailles à des décisions israéliennes qu'ils jugent hostiles à la colonisation.

ATS