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Les manifestants progouvernementaux ont brandi des drapeaux iraniens et des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique.

KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH

(sda-ats)

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes d'Iran vendredi pour apporter leur soutien au gouvernement. Ils ont dénoncé les agents de l'étranger responsables, selon eux, des affrontements qui ont fait au moins 22 morts.

Lors de la prière à l'université de Téhéran, l'ayatollah Ahmad Khatami, membre de l'Assemblée des experts, a déclaré que les autorités devaient traiter avec "fermeté" les responsables des émeutes, "soutenus par les Américains". Il a appelé à faire preuve de "clémence" envers les gens du peuple qu'ils ont trompés.

Les manifestations antigouvernementales, qui sont sans précédent depuis 2009, ont commencé il y a huit jours dans la ville sainte de Mashhad, après la décision du gouvernement - finalement repoussée - d'augmenter les prix du carburant et de réduire les aides publiques aux plus défavorisés.

Les protestations ont pris un tour politique et se sont étendues à plus de 80 localités. Des jeunes sont descendus dans les rues pour dénoncer le chômage et la corruption.

Puissances étrangères dénoncées

Ces manifestations contre le régime des ayatollahs se sont apaisées après l'arrestation d'un millier de personnes et le déploiement des gardiens de la Révolution, force d'élite de l'armée iranienne, dans les trois provinces les plus touchées. Pour le gouvernement iranien, les troubles ont été suscités par des puissances étrangères.

Lors des rassemblements de vendredi, les manifestants progouvernementaux brandissaient des drapeaux iraniens et des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique. Ils ont crié "Mort à l'Amérique !" et "Mort à Israël !".

Lors de son prêche à Téhéran, Ahmad Khatami a toutefois invité le gouvernement à "prêter plus d'attention aux problèmes économiques de la population. (...) Des travailleurs se plaignent de n'avoir pas reçu leur salaire depuis des mois (...) Ces problèmes doivent être résolus", a-t-il dit.

Face à la contestation, les différentes composantes du pouvoir iranien ont mis pour un temps leurs rivalités de côté. Mais l'ayatollah Khamenei et ses alliés conservateurs ne se sont pas privés de critiquer le président Hassan Rohani, considéré comme un modéré, pour la lenteur de la reprise économique, malgré la levée de la plupart des sanctions économiques internationales en 2016.

Réunion du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en soirée à la demande de Washington pour examiner la situation en Iran. Cette initiative a été qualifiée de "nocive et destructive" par Moscou, qui a demandé des consultations à huis clos avant la réunion.

"Les affaires intérieures de l'Iran n'ont rien à voir avec le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies", a estimé jeudi le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Les Etats-Unis utilisent tous les moyens, a-t-il ajouté, pour déstabiliser les gouvernements qui leur déplaisent.

Les Etats-Unis de Donald Trump ont apporté un soutien appuyé aux protestataires. Ils ont imposé dès jeudi de nouvelles sanctions contre des groupes industriels iraniens soupçonnés de participer au programme de missiles balistiques de l'Iran.

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ATS