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Près de 2500 personnes ont protesté samedi à Nyon contre la fermeture du site de Novartis, selon les syndicats. Les manifestants ont salué l'engagement du Conseil d'Etat vaudois et du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann qui ont rencontré la direction du groupe pharmaceutique. Mais la bataille continue.

"Tous ensemble pour l'emploi, tous ensemble on se battra!", ont scandé les manifestants en cheminant au centre-ville. Le défilé s'est déroulé dans une ambiance bon enfant en présence de nombreux élus, dont la conseillère aux Etats Géraldine Savary et plusieurs conseillers nationaux. Le syndic de Nyon Daniel Rossellat s'est joint aux manifestants en fin de cortège, devant le château.

"Je suis touché de voir que vous êtes venus si nombreux" a lancé Celio Rodrigues, président d'une commission du personnel. Certains manifestants portaient un bandage pour signaler "une région blessée mais prête à se battre". Novartis veut fermer un site rentable "pour économiser 20 millions de francs en 2020 alors que l'entreprise fait plus de 10 milliards de bénéfice par an", s'est-il indigné.

Soutien politique

Les employés ont salué le large soutien populaire et politique dont ils bénéficient dans le canton et au-delà. "Nous ne sommes pas défaitistes. Nous avons un soutien qui va de la gauche à la droite, de Prangins à Berne. C'est du jamais vu", a relevé Jacob Zijlstra, président d'une commission du personnel.

Pour les manifestants - un millier selon la police, 2500 selon les organisateurs - l'objectif est clairement le maintien du site de production de Nyon-Prangins où travaillent environ 700 personnes. La délégation de négociation a demandé a rencontrer le directeur général de Novartis Joe Jimenez la semaine prochaine. Elle entend lui proposer des alternatives pour sauver les emplois.

"Monsieur Jimenez, il est possible de se tromper. Montrez que vous êtes capable de revenir sur cette décision", a déclaré Yves Defferrard, syndicaliste à Unia.

ATS