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La fondation Ethos ne goûte guère l'absence de vote consultatif sur les rémunérations chez Novartis en 2012. A l'assemblée générale du 23 février, elle s'opposera à la réélection de deux membres du conseil d'administration du groupe pharmaceutique bâlois.

"Au vu du rapport de rémunérations qui nous a été communiqué, nous sommes contraints de réagir", dit son directeur Dominique Biedermann dans une interview au "Matin Dimanche". Ethos, qui réunit plus de 120 caisses de pension et fondations d'utilité publique suisses, émet des recommandations de vote via Ethos Services.

Les membres visés sont les professeurs William Brody et Srikant Datar. Ils "ont mis en place le système de rémunération qui a conduit en 2011 à augmenter de 16% le salaire de Joe Jimenez, CEO de Novartis, qui va passer d'une rémunération (fixe et part variable) de 12,9 millions de francs en 2010 à 15 millions".

Chiffres inappropriés

Et ce système octroie "un million de francs par mois - je dis bien par mois! - à Daniel Vasella, président de Novartis, soit des honoraires d'un peu plus de 12 millions de francs par année", ajoute Dominique Biedermann. Ethos juge ces chiffres inappropriés au vu des résultats en baisse et des réductions d'emplois prévues.

La fondation a été déçue en lisant l'ordre du jour de l'assemblée générale, qui ne prévoit aucun vote consultatif. "Il est vrai que Novartis a fixé, dans ses statuts, un tel vote tous les trois ans, mais cela aurait été bienvenu de le prévoir de manière volontaire au vu du résultat controversé, l'an passé, où 39% des actionnaires n'ont pas accepté le rapport", note Dominique Biedermann.

ATS