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Même les animaux domestiques - y compris chiens, chats, lapins - sont souvent maltraités dans des zoos, des animaleries ou par des particuliers au Liban.

KEYSTONE/AP/PETROS KARADJIAS

(sda-ats)

La première loi pour la protection des animaux au Liban a été promulguée mardi. Une victoire pour une ONG de défense de droits des animaux qui a mené campagne pendant des années.

Un décret approuvé au Parlement le 16 août a été signé mardi par le président de la République Michel Aoun au palais présidentiel à Baabda, à l'est de Beyrouth, en présence de représentants de l'ONG Animals Lebanon.

La loi établit les règles pour la possession d'animaux domestiques ainsi que les régulations des zoos et animaleries. Elle interdit aussi la possession d'animaux sauvages ou menacés.

Huit ans de campagne

Pour Animals Lebanon, cette loi est le fruit de huit ans de campagne dans le petit pays méditerranéen. "C'est un grand jour pour le Liban, pour Animals et surtout pour les animaux", a affirmé Jason Mier, directeur exécutif de l'ONG.

"Il s'agit d'un exploit dont nous sommes fiers", a-t-il ajouté, précisant que son ONG allait veiller à ce que la loi soit appliquée pour améliorer la vie des animaux.

Trafic d'animaux rares

Le trafic d'animaux rares est une grosse affaire au Liban, où des tigres et des lions sont souvent retrouvés entassés dans des cages, forcés à participer à des spectacles de cirque et achetés par des personnes richissimes comme symbole d'un statut social.

Même les animaux domestiques - y compris chiens, chats, lapins - sont souvent maltraités dans des zoos, des animaleries ou par des particuliers.

Dans le passé, "quand nous repérions les violations, nous (...) n'avions pas de support légal sur lequel nous pouvions nous appuyer", a indiqué Rania Saghieh, avocate auprès d'Animals Lebanon.

D'autres pays du Moyen-Orient, comme la Tunisie et le Qatar, ont adopté des législations similaires. Mais leur application restent un défi. "Avec cette loi, les régulations sont aussi strictes, si ce n'est plus strictes que celles qui existent dans la région", a précisé M. Mier.

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ATS