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L'Office fédéral de l'énergie (OFEN) a revu à la hausse les coûts de désaffectation des centrales nucléaires en Suisse. Il devrait en coûter au moins 20,65 milliards de francs pour les cinq centrales, soit 10% de plus que lors de la dernière actualisation quinquennale.

Les nouvelles estimations tiennent compte des expériences faites en Allemagne, où les projets de démontage en cours se révèlent beaucoup plus chers que prévu.

Les exploitants d'une centrale doivent assumer directement les coûts qui surviennent immédiatement après la mise hors-service, explique l'OFEN. Pour ce qui est du démontage et du stockage des déchets à long terme, leur financement est assuré par deux fonds indépendants, financés par les entreprises et surveillés par le Conseil fédéral.

20 ans pour démonter une centrale

Les travaux à faire durant les cinq ans qui suivent l'arrêt d'une centrale sont donc directement financés par les exploitants, précise l'OFEN. Pendant cette période, on procède au refroidissement complet des installations, avant de transférer les éléments combustibles dans un dépôt indépendant.

La phase suivante doit être entièrement couverte par le premier fonds: celui de désaffectation. Elle comprend les travaux de démontage proprement dits de la centrale et le stockage provisoire des déchets radioactifs. "Il s'écoule entre 15 et 20 ans entre l'arrêt définitif et le démantèlement complet d'une centrale nucléaire", rappelle l'Office fédéral.

La gestion des déchets radioactifs est elle évaluée à 15,970 milliards, soit 10% de plus qu'en 2006. Elle comprend la planification, la construction et l'exploitation des installations dans lesquelles les déchets seront déposés.

Evaluation revue à la hausse

L'OFEN a revu son évaluation à la hausse, car il estime que le dépôt en couches géologiques profondes reviendra plus cher qu'initialement prévu.

La nouvelle évaluation de l'OFEN coûtera quelque 30 millions supplémentaires par an à Alpiq à partir de 2012, selon l'exploitant.

ATS