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Nucléaire: la Suisse persiste à l'ONU sur le Traité d'interdiction

La Suisse avait décidé cet été de ne pas signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires, considérant notamment qu'il pourrait fragiliser le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et ne prenait pas en compte certains intérêts en terme de sécurité (archives).

KEYSTONE/EPA RUSSIAN DEFENCE MINISTRY/ DEFENCE MINISTRY HANDOUT

(sda-ats)

La Suisse a matérialisé sa décision de ne pas signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires. Alors que des commissions au Parlement fédéral sont divisées sur la question, elle s'est abstenue sur une résolution votée jeudi à l'ONU à New York.

Au total, 122 Etats se sont prononcés en faveur de ce texte devant la première commission de l'Assemblée générale, contre 41 oppositions et abstentions. La résolution soutient le traité qui prévoit l'interdiction totale des armes nucléaires.

Après avoir approuvé en 2017 l'adoption de cet arrangement, la Suisse avait décidé cet été de ne pas le signer, considérant notamment qu'il pourrait fragiliser le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et ne prenait pas en compte certains intérêts en terme de sécurité. Cette position avait attiré la réprobation d'ONG internationales.

Parmi elles, le Prix Nobel de la Paix 2017, la Campagne pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), avait dénoncé une décision "lâche" et incompatible avec la politique humanitaire de la Suisse. Sa directrice exécutive Beatrice Fihn l'avait estimée "scandaleuse".

Pétition et motion

"Le Conseil fédéral met la crédibilité de la Suisse en jeu", avait renchéri la directrice de la section suisse Annette Willi. Elle affirmait que cette position entachait la volonté suisse de décréter Genève comme capitale du désarmement. Vendredi à Genève, ICAN Suisse, dont une pétition a rassemblé des milliers de signatures, a relevé que Berne s'est abstenue à New York aux côtés de pays comme le Bélarus ou le Tadjikistan.

Le gouvernement a décidé que la Suisse participerait à la conférence des Etats en tant qu'observatrice. Elle pourrait réexaminer son appréciation d'ici la première réunion, cinq ans après l'entrée en vigueur. Selon plusieurs sources dont Mme Fihn, suffisamment d'Etats pourraient avoir ratifié le traité dès 2019.

Au Parlement fédéral, la question reste discutée. Une motion du Conseil National demandant au Conseil fédéral de signer et ratifier rapidement l'accord divise. Après l'approbation de la commission de politique extérieure de cette chambre, celle du Conseil des Etats s'est en revanche alignée la semaine dernière sur le gouvernement.

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